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On sait les grandes surfaces de distribution toujours réticentes à vouloir faire payer le consommateur, fût-ce, devrait-on dire, pour la bonne cause qu’est le maintien en vie d’une partie des exploitations agricoles. C’est que la première enseigne qui s’y prête sait qu’elle risque de perdre des parts de marché si les autres traînent.
Pourtant, cette fois-ci, les conditions peuvent se prêter à un consensus permettant une solution équitable pour les paysans français. D’une part le problème des coûts de production est relativement bien cerné. Il s’agit principalement du sort des producteurs de lait, de porcs et de volailles. Ensuite, le rapport entre ce qui est nécessaire et l’impact sur le consommateur reste minime. Par exemple, environ 3 centimes d’euros par litre de lait payé à la production. C’est, tout compte fait, l’avantage à tirer d’une part trop faible des prix agricoles dans ce que paie le consommateur : c’est injuste mais cela donne une marge de manœuvre un peu plus grande pour augmenter les prix que touchent les paysans.
Troisième raison, enfin, principalement pour le lait, on sait que les prix mondiaux sont en forte hausse et que ce vent de hausse aura bientôt un impact sur les marchés français et européens. Les 3 centimes pourraient être noyés dans un maelstrom de hausses, les produits industriels, notamment, permettant aux entreprises et coopératives de se refaire une santé. Gageons que les producteurs devront réussir à en avoir leur part.
Le plus important consiste à mettre en place des mécanismes qui permettraient, d’une manière récurrente, de tenir compte des coûts de production. N’est-ce pas ce qui se passe pour beaucoup de matières premières ? Si les trois maillons des filières agricoles l’acceptent, de manière privée, elles auront bien œuvré pour mettre en place un système vraiment équitable.
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