A l’occasion du congrès annuel de la CNMCCA, auquel il était invité, l’académicien français a vivement incité le monde agricole à prendre la main sur les débats de société et sur la question de l’environnement en particulier.
«Allez au bout de votre logique. Prenez la main sur les questions d’environnement », a déclaré l’académicien français Erik Orsenna, à l’occasion du congrès annuel de la CNMCCA (Confédération nationale de la mutualité, de la coopération et du crédit agricoles), les 28 et 29 avril. La phase de préparation du sommet de Copenhague sur le changement climatique peut être l’occasion de prises de positions de la part des agriculteurs, estimait en substance Erik Orsenna. D’une manière générale, l’auteur de Voyage aux pays du coton a voulu convaincre le monde paysan à prendre position sur les problèmes de société.
A l’appui de sa proposition, il évoquait le fait que, dans le domaine des échanges agricoles, les distorsions de concurrence entre pays relèvent souvent de facteurs non commerciaux et non agricoles. « Ce qui fait la différence, ce sont les normes, par exemple, les conditions hors commerce », expliquait l’écrivain. Evoquant la banalisation et l’uniformisation des produits, il apostrophait les agriculteurs : « C’est cela, le monde que vous voulez ? »
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En écho, Gerard Pelhate, président de la MSA, disait « oui à la compétitivité mais d’abord celle qui donne un statut à l’homme. »Egalement contre la compétitivité à tout prix, Jean-Michel Lemétayer insistait sur le fait qu’on « ne peut pas fonder l’alimentation du monde sur l’agriculture qui se trouve là où elle est le moins cher ».