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Filière viande bovine Ernst & Young énonce 13 points clés de la compétitivité

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La société d’étude Ernst & Young et FranceAgriMer ont procédé à un audit de la filière viande rouge demandé par le ministère de l’Agriculture. Sur la base du rapport d’étape, le Syndicat national des industriels de la viande (Sniv-SNCP) fait état des principales mesures qui ont été identifiées pour améliorer la compétitivité de la filière. Parmi les 13 points clés qu’évoque l’étude, le syndicat retient la maîtrise des coûts, l’amélioration de la valeur ajoutée, l’ajustement au marché et l’organisation.
Sur le premier point, il est soulevé notamment l’urgence de s’intéresser à la professionnalisation de structures d’engraissement de bovins viande dans un objectif de subs-titution à la vache laitière (pour anticiper les effets de la PAC). Côté abattoir, le consultant insiste sur l’accompagnement de la réduction du « coût du réglementaire » (équarrissage, ESB, contraintes environnementales), mais également contre les distorsions de concurrence relative aux coûts de main d’œuvre.
Pour améliorer la valeur ajoutée des opérateurs, il faut accompagner la filière vers davantage de produits désossés, vers l’émergence de produits élaborés, de stratégies de marques, d’investissements marketing et d’innovation. La production devra veiller à anticiper les évolutions, inévitables, des échanges communautaires en vif et en carcasse.
Pour orienter la filière vers des marchés équilibrés et en croissance, il faut mettre la priorité sur le steak haché français, « produit stratégique » mais appelé à être hautement concurrencé par des produits importés, anticiper les évolutions à l’export (plus de piécés et moins de carcasses), tout en conservant une filière différenciée (races à viande notamment) organisée autour de circuits courts notamment.
Cette étude confirme plusieurs des orientations du « mémorandum pour une nouvelle compétitivité des filières viande » présenté par le SNIV-SNCP en octobre 2010. Elle insiste tout particulièrement sur l’urgence pour la filière bovine de mener les réformes structurelles qui lui permettront d’avoir un avenir en Europe. Le ministre de l’agriculture Bruno Le Maire semble vouloir croire à cet avenir lorsqu’il décide, le 18 mars dernier avec son homologue irlandais, de « lancer une initiative ouverte afin de valoriser la contribution positive de l’élevage bovin extensif en Europe à la lutte mondiale contre le changement climatique », ajoute le Sniv-SNCP.

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