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Escargots : les héliciculteurs en quête d’une association nationale

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Dans un rapport publié fin septembre, le CGAAER (ministère de l’Agriculture) suggère aux pouvoirs publics d’accompagner la structuration de la filière hélicicole française (escargots), notamment en vue de la création d’une association nationale des producteurs (environ 300 en France métropolitaine), actuellement éclatés en cinq associations régionales. Le CGAAER propose ainsi d'« accompagner financièrement l’animation de la filière et la relance de la recherche ». Le manque de maîtrise technique et de « professionnalisme » est également pointé du doigt par les auteurs du rapport. Un constat à mettre en lien avec un autre écueil de la filière nationale : le manque d’offre de jeunes escargots à élever (naissains) sur le territoire, qui conduit à des importations et bride la possibilité de créer un label « Escargot de France » (nés, élevés et transformés en France) ; les auteurs proposent d’ailleurs de fixer, à terme, comme objectif la création d’une telle filière. « Un potentiel de développement » existe, selon eux.

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La France est un important consommateur d’escargots, mais repose essentiellement sur les importations, d’animaux souvent ramassés dans la nature – le premier fournisseur de la France est la Roumanie. En 2019 et 2020, les industriels de la conservation ont mis sur le marché des GMS et de la restauration, entre « 10 400 tonnes et 14 300 tonnes » d’équivalent escargots vivants, issus de l’importation. Tandis que les héliciculteurs français, qui élèvent et transforment leurs animaux pour les circuits courts, mettent 1 000 tonnes sur le marché. Développé en France dans les années 1980, l’élevage d’escargot répondait à l’encadrement du ramassage d’escargots sauvages à la fin des années 1970. La France élève majoritairement des « gros gris », peu de « petits-gris » et pas du tout d’escargot de Bourgogne, dont l’élevage est mal maîtrisé.

Le manque de jeunes escargots à élever bride la filière