Une proposition de loi « visant à lutter contre les espèces végétales et animales, dont la prolifération nuit à la santé humaine », a été enregistrée le 5 novembre à l'Assemblée nationale. Bâtie contre l'ambroisie, elle est étendue notamment au datura.
Le texte, soutenu notamment par Alain Moyne-Bressand (UMP), prévoit l'obligation pour les propriétaires ou locataires de « mettre en œuvre sans délai et à leurs frais toute mesure visant à éviter ou réduire la prolifération de l'espèce considérée ou à l'éradiquer ». Il s'agit d'une nouvelle version, après le rejet en décembre 2013 au Parlement de celle axée sur l'ambroisie. Y figurent d'autres espèces envahissantes comme le datura, les chenilles processionnaires. Le député de l'Isère a en ligne de mire le projet de loi de santé publique, qui doit être débattu en avril ou mai 2015, et au sein de laquelle il envisage un amendement.
« La prolifération de l'ambroisie est galopante », a insisté le 18 novembre en conférence de presse Alain Moyne-Bressand, également président du Comité parlementaire de suivi du risque ambroisie et autres plantes invasives. « De plus en plus d'agriculteurs y sont sensibilisés, car les pertes de cultures sont importantes. »
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Le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) note une présence de l'ambroisie sur la majeure partie du territoire. « En gros, toute la France a déjà fait des observations d'ambroisie, a signalé le directeur Michel Thibaudon. La Bretagne est quasiment la seule région épargnée. »