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… Et les conséquences sociales de l'opération

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La reprise de Gad par Intermarché permet de sauver 530 emplois sur 842. Si des reclassements sont proposés chez Cecab (93 en Bretagne et 62 dans le reste de la France) et Intermarché (123 postes sur les sites industriels du groupe dans l'Ouest), le dossier n'en restera pas moins très lourd socialement. Car il vient s'ajouter aux près de 900 emplois supprimés l'an dernier par Gad avec la fermeture du site de Lampaul (29). Les représentants du personnel sont soulagés qu'un repreneur se soit manifesté mais déplorent la violence avec laquelle s'opèrent les licenciements (une liste a été communiquée aux salariés vendredi 17 octobre). Ils s'inquiètent également des relations sociales avec le repreneur. Estimant que le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) prévu pour Gad n'avait pas été correctement négocié, la CFDT avait par un courrier envoyé le 16 octobre, demandé à la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi) de ne pas l'homologuer comme le permet la loi relative à la sécurisation de l'emploi. Mais le syndicat n'a pas été entendu. En effet, le PSE a été homologué le 20 octobre. Le syndicat avait par ailleurs écrit à Dominique Langlois, le président de la SVA, pour réclamer un dialogue social de meilleure qualité, notamment sur l'organisation du travail. L'arrivée d'intérimaires et de prestataires, le 20 octobre, alors que 226 postes sont supprimés, a été particulièrement mal vécue, d'autant que les représentants du personnel n'avaient pas été prévenus en amont. Le 22 octobre au matin, quelque 200 salariés de l'ex-abattoir Gad de Josselin ont manifesté devant le siège de leur ancienne maison-mère, la Cecab, à Saint-Allouestre (Morbihan), a-t-on appris de source syndicale, indiquait l'AFP. Une rencontre entre les représentants syndicaux CFDT, ceux de la Dirrecte et la direction de Josselin Porcs abattage, nom de la nouvelle entité, devrait avoir lieu mercredi après-midi (au moment ou nous mettions sous presse) à Lorient, selon Patrick Piguel, délégué central CFDT.

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