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État des nappes « satisfaisant », quoique « préoccupant » dans le Sud-Est

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Le niveau des nappes phréatiques de France métropolitaine est « satisfaisant » dans une grande partie du territoire, mais s’est « légèrement » dégradé entre décembre et janvier, a annoncé le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) le 12 février. Au 1er février, 46 % des points d’observation des nappes phréatiques sont au-dessus des normales de saison. La situation est « plus favorable » que celle observée l’année dernière, en janvier 2023, « où 60 % des niveaux étaient situés sous les normales ». Toutefois, des « niveaux bas à très bas » sont relevés au niveau des nappes inertielles du Sundgau (Haut-Rhin), du couloir de la Saône, mais aussi du Sud-est (Massif central, bordure cévenole, pourtour méditerranéen) et de la Corse. En outre, « les niveaux demeurent très préoccupants dans les nappes des calcaires du massif des Corbières et de la plaine du Roussillon », dans les Pyrénées-Orientales, avertit le BRGM dans son bulletin.

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« Beaucoup de mesures ont été prises l’année dernière […] avec des baisses considérables de consommation d’eau pendant l’été », a déclaré le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu sur Franceinfo le 13 février. Il a toutefois évoqué une réflexion en cours pour trouver de nouvelles économies d’eau dans la région, sans donner plus de précision. Comme à l’habitude, l’évolution des situations dépendra essentiellement de la pluviométrie en hiver. « Ce début de recharge hivernale permet d’espérer des niveaux satisfaisants à la sortie de l’hiver sur une grande partie du territoire », annonce le BRGM, avant de préciser que la situation « devra être particulièrement surveillée sur les nappes du Sud-Est, fragilisées par un étiage sévère et l’absence d’épisodes notables de recharge ».

Le Roussillon est concerné par ces niveaux « préoccupants »