Après l’annonce le 30 décembre de nouvelles sanctions à l’encontre des vins et spiritueux français, la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS) a dénoncé un « coup de massue qui frappe aujourd’hui les exportateurs français », selon les mots de son président César Giron. « Après une année 2020 extrêmement compliquée, ces sanctions viennent frapper l’ensemble de la filière française des vins et spiritueux. Nos entreprises sont victimes d’un conflit qui nous est étranger et qui relève d’une négociation entre États », indique-t-il. Désormais, c’est l’ensemble des vins tranquilles français, ainsi que les spiritueux produits à base de vins, qui seront soumis à des droits additionnels de 25 % à compter du 12 janvier.
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La filière est particulièrement inquiète car elle a commencé à ressentir les effets de la première vague de sanctions. « Entre novembre 2019 et octobre 2020, les importations américaines des vins français surtaxés ont été divisées par deux, représentant une perte de 600 M€ de chiffre d’affaires pour les exportateurs français », souligne la FEVS. Selon la fédération, les pertes potentielles pour les exportateurs français pourraient attendre 1 Mrd € en 2021.