La Chine et les États-Unis ont trouvé le 11 octobre un accord commercial de principe, à l’issue de négociations à Washington, qui devrait être officiellement signé « au cours des quatre prochaines semaines », a annoncé le président américain Donald trump. Cela pourrait être fait en marge du sommet du Forum Asie Pacifique (Apec) au Chili du 16 au 17 novembre. Néanmoins, au mois de mai, les mêmes négociateurs chinois avaient pris des engagements de principe avec leurs homologues américains, mais s’étaient heurtés à l’opposition de Pékin au moment de finaliser le compromis.
Bien qu’aucun détail du nouvel accord n’ait été donné, Donald Trump a indiqué que dans le domaine agricole, la Chine s’est engagée à acheter des biens agricoles américains pour 40 à 50 milliards $ par an. Un montant « historique », selon lui. En 2017 avant le lancement de la guerre commerciale entre Pékin et Washington, la Chine importait pour 19,5 milliards $ de produits agricoles américains, un montant tombé à un peu plus de 9 milliards $ en 2018.
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Le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, a précisé que des corrections avaient été apportées sur les questions sanitaires et phytosanitaires, un domaine qui « est probablement au moins aussi important que les achats ». « Nous avons corrigé les problèmes de biotechnologie. Il sera donc beaucoup plus facile pour les agriculteurs américains de pouvoir expédier leurs produits en Chine. Et nous avons fait quelques corrections de notre côté qui aideront du côté chinois », a-t-il ajouté.
Aux termes de cet accord préliminaire, Donald Trump a renoncé à une nouvelle hausse de droits de douane qui devaient frapper des produits chinois à compter du 15 octobre et portant sur environ 300 milliards $ de biens importés de Chine (1). Mais les hausses de droits de douane déjà imposées par les deux puissances sont maintenues et la question des réformes économiques structurelles exigées par les États-Unis reste entière.
(1) Voir n° 3709 du 23/09/2019