Publiés le 28 février par le bureau du représentant au commerce Robert Lighthizer (USTR), les « objectifs spécifiques de négociation » de Washington pour un accord de libre-échange avec Londres après le Brexit font la part belle à l’agriculture. Washington veut en effet « assurer un accès complet des produits agricoles américains au Royaume-Uni ». Sont donc visées non seulement l’élimination des droits tarifaires mais aussi celle des barrières non tarifaires, grâce à une « plus grande compatibilité réglementaire », et l’ouverture du marché britannique aux organismes génétiquement modifiés.
Pour les normes sanitaires et phytosanitaires, les États-Unis veulent se servir de ces négociations commerciales pour convaincre les Britanniques de rapprocher les réglementations des deux parties. Ce qui permettrait de réduire le coût de pénétration des produits américains sur le sol britannique.
Un éventuel accord de libre-échange bilatéral doit aussi, selon Washington, « empêcher que l’accès au marché des produits américains ne soit compromis par l’utilisation abusive du système britannique de protection ou de reconnaissance des indications géographiques ».
Autre exigence : la livre sterling ne devra pas être « manipulée » pour rendre les produits britanniques moins chers aux États-Unis.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Les Britanniques « n’abaisseront pas » leurs normes alimentaires
« Nous avons toujours été très clairs sur le fait que nous n’abaisserons pas nos normes alimentaires dans le cadre d’un futur accord commercial », a réagi un porte-parole de Theresa May.
Quant au syndicat agricole britannique NFU, il souligne que Londres ne doit pas accepter un accord avec les États-Unis qui « autorise l’importation d’aliments produits d’une façon qui serait illégale (au Royaume-Uni) ».