Les rendez-vous sensibles vont se multiplier entre les 147 Etats membres de l’Organisation mondiale du commerce durant le mois de juillet. Les négociateurs gardent l’espoir de parvenir à un premier accord avant la fin du mois.
Le processus de libéralisation du commerce mondial négocié à l’Organisation mondiale du commerce entame une nouvelle phase cruciale. Le 9 juillet, le président du groupe de négociation sur l’agriculture devait présenter un projet de compromis qu’il soumettra à ses collèges lors du Conseil général des 27 et 28 juillet prochain. L’agri-culture et les produits alimentaires sont au cœur des tensions entre pays exportateurs, pays en développement et pays importateurs nets de produits alimentaires. L’ensemble des négociateurs s’est promis de parvenir à un premier accord global, non chiffré d’ici à la fin du mois. Au-delà, l’avenir du cycle de négociation serait remis en question.
Position commune
Le 10 juillet, les ministres du Commerce des Etats-Unis, du Brésil, de l’Inde, de l’Union européenne et de l’Australie devaient se rencontrer pour « tenter de parvenir à une position commune », selon leurs explications. Ces grands pays exportateurs sont dorénavant surnommés par les autres membres de l’OMC, les membres du « non groupe des 5 » ou « NG5 ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Si les positions ont changé depuis l’échec de la conférence de Cancun, en septembre dernier, un accord entre ces grandes puissances suffira-t-il pour emmener le cycle de Doha vers un succès ? Les Etats-Unis et l’Union européenne avaient déjà tenté d’accorder leurs positions à la veille de la réunion de Cancun l’an dernier, ce qui avait braqué les autres membres de l’OMC. Le scénario pourrait se reproduire d’autant plus qu’aux pays en développement à la recherche d’un meilleur accès pour leurs produits aux marchés des pays riches et d’une baisse des subventions, s’ajoutent à présent les pays importateurs net de produits alimentaires. Ils se sont regroupés au sein du G10.
Produits « sensibles »
Le Japon, la Corée du Sud, la Suisse ou encore la Norvège et Israël sont réticents à baisser leurs protections douanières sur certains produits qu’ils considèrent « sensibles ». Ils sont prêts à accepter une formule progressive de baisse des droits de douanes affectant davantage les produits dont les tarifs douaniers sont les plus élevés. C’est le cas, par exemple, du Japon qui protège sa production de riz nationale en taxant à plus de 500 % les importations.Toutefois, ils veulent une diminution « suffisamment souple » qui leur permette de ne pas baisser les taxes sur un certain pourcentage des produits sensibles. Les pays du G10 sont prêts à concéder des contingents tarifaires, mais « au cas par cas ».