La Slovénie a présenté aux ministres de l’agriculture des Vingt-huit, à l’occasion de leur réunion du 10 octobre à Luxembourg, les résultats de la conférence ministérielle du 19 août organisée à Maribor sur le thème « les consommateurs ont le droit d’être informés ». Onze délégations avaient alors signé des propositions communes pour mieux répondre aux attentes du consommateur en termes de qualité, d’origine ou de pratiques agricoles. Les débats du Conseil se sont concentrés sur l’étiquetage de l’origine. Au moins sept États membres (France, Italie, Lituanie, Finlande, Grèce, Espagne et Portugal) ont entamé une démarche pour mettre en place ce type de dispositif de manière obligatoire sur leur territoire pour les produits laitiers. La France, qui est la plus avancée en la matière, a présenté son décret publié fin août (1) qui prévoit l’indication de l’origine du lait et de la viande dans les produits transformés. Grèce, Italie, Chypre, Finlande, Croatie, en faveur de systèmes obligatoires, ont salué l’initiative. Tandis que l’Allemagne, la Belgique, l’Irlande, le Danemark, et le Luxembourg se sont plutôt prononcés pour des démarches volontaires. Le commissaire européen Phil Hogan a rappelé que Bruxelles, sur la base de deux rapports, restait en faveur d’une approche volontaire du fait du surcoût engendré au niveau de l’étiquetage.
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(1) Voir n° 3558-3559 du 05/09/2016