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Étiquetage de l’origine : Paris obtient le feu vert de Bruxelles

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La France annonce avoir reçu, le 4 juillet, le feu vert de la Commission européenne pour lancer son dispositif expérimental d’étiquetage obligatoire de l’origine des viandes et du lait dans les produits faiblement transformés. Mais, précise le ministère français de l’agriculture, il lui faut encore obtenir un avis positif du Conseil d’État, qui le rendra dans un délai de 2 mois. Paris espère donc que cet étiquetage, dont les modalités précises de mise œuvre feront l’objet d’une concertation avec l’ensemble de la filière et les associations de défense des consommateurs, entrera en vigueur début 2017. « Les États membres sont autorisés à introduire un étiquetage obligatoire supplémentaire, y compris l’indication d'origine, pour des catégories d'aliments spécifiques si cette mesure est dûment justifiée », a indiqué le commissaire européen à la Vytenis Andriukaitis. Mais la Commission estime que l’étiquetage volontaire est la meilleure approche à suivre.

« C’est une ouverture sur le front de la bataille pour la qualité et la transparence des informations sur les aliments », se félicite le syndicat agricole italien Coldiretti dans un communiqué du 4 juillet. L’Italie devrait en effet s’engouffrer dans la brèche, avec un système similaire portant sur le lait qui devrait prochainement être adopté. Rome a pour le moment seulement transmis un avant-projet de texte législatif afin d’obtenir un premier retour de Bruxelles mais n’a pas officiellement notifié son intention de mettre en place un tel dispositif.

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Au contraire, l’industrie agroalimentaire européenne, représentée par FoodDrinkEurope, craint que ces initiatives ne fragmentent le marché unique et n’augmentent les prix pour les consommateurs.

« En acceptant ce projet pilote, la Commission admet implicitement qu'il existe une différence de qualité entre produits français et, par exemple, belges, allemands, italiens ou espagnols, même s'ils viennent de quelques kilomètres de l’autre côté de la frontière », dénonce l'industrie.