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Étiquetage nutritionnel : les organisations agricoles s’inquiètent

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Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) sont préoccupées par la multiplication des systèmes d’étiquetage nutritionnel dans les États membres. À l’occasion de la présentation d’un livret de recettes « savoureuses et nutritives de toute l’Europe, chacune associée à une histoire présentant l’agriculteur qui se cache derrière le produit », le 29 juin à Bruxelles, en présence du commissaire européen Phil Hogan, elles ont dénoncé « l’introduction de codes couleurs sur les étiquettes qui constituent une approche simpliste vis-à-vis des produits agricoles et d’une alimentation équilibrée », selon les termes de la présidente de leur groupe de travail sur les denrées alimentaires, Annette Toft.

Ce système « élude les multiples bénéfices nutritionnels que nos produits ont à offrir et induit les consommateurs en erreur par rapport à la véritable valeur des aliments qu’ils consomment », s’inquiète le Copa-Cogeca.

Entre autres, le dispositif de feux tricolores au Royaume-Uni a été attaqué dès 2013 par les organisations agricoles et par plusieurs États membres au sein du Conseil agricole de l’UE, l’Italie notamment (1).

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Selon la Commission européenne, de tels étiquetages nutritionnels, pour être conformes aux règles communautaires, ne peuvent qu’être volontaires, même quand ils sont recommandés par une autorité nationale.

Le régime volontaire français de déclaration nutritive, notifié à Bruxelles le 24 avril dernier, est actuellement évalué par les services de la Commission, a précisé en juin le commissaire à la santé et la protection des consommateurs, Vytenis Andriukaitis, en réponse à une question parlementaire. Notamment au regard « de son impact éventuel sur le marché intérieur ».

(1) Voir n° 3538 du 21/03/16