Les préférences du consommateur ne font pas tout : si l’un de nos sports favoris est la recherche d’aliments de qualité voire de terroir, nous avons quand même laissé l’Italie ou l’Espagne nous doubler sur ce terrain, et il faut ajouter le Royaume-Uni et l’Allemagne pour le bio. Créateurs d’une foison de grandes marques de fabricants et d’enseignes de distribution implantées même à l’étranger, nous achetons de plus en plus chez les nouveaux hard-discounters et contribuons ainsi à la déferlante tranquille des marques de distributeurs. Au point qu’on saisit mal ce que veut dire le patron de Carrefour qui met le turbo sur sa nouvelle gamme de MDD et déclare main sur le cœur qu’il ne veut faire nul ombrage aux marques nationales : la réforme Dutreil, qui se précise avec la parution de sa circulaire définitive ce 8 décembre est censée redonner leurs chances aux marques, mais peu d’industriels osent y croire vraiment. N’est-ce pas à cause d’elle que Saveurs de France-Brossard dit vouloir quitter la Bourse ?

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Autre contradiction : malgré l’obsession croissante de « la santé dans nos assiettes », l’offre française d’alicaments prend du retard, dépend de groupes étrangers et favorise l’importation ; de même les filières fruits et légumes, tant vantées par le PNNS, ne semblent pas sur la voie d’une insolente prospérité ; quant à l’éducation nutritionnelle du public, elle fait l’objet de trop d’initiatives pour être crédible, comme le remarque maintenant l’Association des agences conseil en communication à la veille de l’application de la loi Santé sur les publicités alimentaires. Etrange !