Abonné

Etude de Stanford : le Synabio réclame davantage de recherche sur les produits bio

- - 2 min

Cécile Lepers, déléguée générale du Synabio, est désappointée par le traitement qu’ont fait les médias de l’étude de Stanford. Etude publiée fort opportunément à quelques semaines du référendum sur les OGM en Californie (le 6 novembre, les Californiens voteront pour ou contre l’apposition d’une mention avec ou sans OGM sur les aliments)... « Cette étude ne nous apprend rien de nouveau, a-t-elle expliqué. Elle ne fait que compiler des études déjà parues et ce n’est pas la première publication de ce type. En revanche, on manque d’études sur la nutrition. Le bio n’utilise que des additifs naturels, en petit nombre, à comparer à 300 additifs de synthèse pour les produits conventionnels. Et quels sont les effets de nos recettes très différenciées en termes de micronutriments et de fibres ? » Et Christian Barnouin, membre du conseil d’administration d’ajouter : « Depuis cinquante ans, on ajoute des ingrédients en disant que c’est bien. En réalité, c’est jouer à l’apprenti sorcier. La bio c’est le contraire et on recherche la densité nutritionnelle. Nous faisons des recherches sur le sujet et nous avons à cœur d’être appuyés par des publications scientifiques. Si nous n’avons pas un soutien fort de la recherche, nous ne pourrons pas faire valoir nos résultats. » En tout état de cause, l’étude de Stanford rappelle tout de même que les aliments bio présentent quelques avantages : davantage de phosphore, d’anti-oxydants et d’oméga 3, une réduction de 30 % de l’exposition aux pesticides et un risque plus élevé de 33 % de trouver des bactéries antibiorésistantes dans la viande conventionnelle.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.