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Coopérative/Résultats Euralis se redresse

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Euralis a vu sa rentabilité se redresser sur l’exercice 2009/2010 et le résultat net repasser dans le vert. La coopérative de Lescar (64), qui s’attelle à la réorganisation de ses activités alimentaires, reste prudente pour ses objectifs 2010/2011.

Euralis a annoncé un chiffre d’affaires stable de 1,24 Md EUR (CA 3 fois net) pour son exercice 2009/2010. Hors effet de cours du maïs et des engrais, la progression est de 2,1 %. Le résultat d’exploitation se redresse, passant de 8 à 20,3 M EUR, et le résultat net repasse dans le vert. De 17,8 M EUR de pertes l’an passé, il passe à 7 M EUR.
Le pôle alimentaire, qui représente 41 % de l’activité à 522 M EUR (42 % pour le pôle agricole, 9 % pour les semences, 8 % pour les activités diverses), progresse de 2 %. « La marque Montfort a progressé de 5 %, elle a fait un peu mieux que le marché, Rougié a gagné 8 %, dont 17 % à l’international, et la coupe et le frais emballé ont bondi de 20 % », explique Pierre Couderc, directeur général. A noter, la performance du foie gras à l’international fait suite à une mauvaise année. Ces bons résultats sont contrebalancés par un désengagement partiel des activités sous MDD, relativement fortes en salades et foie gras (50 % des volumes sur chacun des segments), qui expliquent, selon Pierre Couderc, le décalage entre la performance des marques et la performance globale du pôle. L’amélioration de la rentabilité provient notamment du redressement de l’activité gastronomie (foie gras). Alors que le résultat d’exploitation de cette branche avait affiché 3,5 M EUR de pertes l’an passé, il repasse dans le vert à 6, 5 M EUR. « La restructuration industrielle que nous avons menée, avec la fermeture de trois sites, a porté ses fruits », estime Pierre Couderc, qui évoque également la bonne performance du pôle semences.

Intégrer deux activités très différentes
En termes de perspective de croissance, Euralis reste prudent. Le groupe coopératif anticipe une croissance organique de 0 de 2 %, et un résultat d’exploitation de 20 M EUR. Il entend continuer à assainir sa situation financière (réduction des besoins en fonds de roulement et désendettement) dans la continuité de l’exercice précédent. A ce rythme, il faudra être patient pour atteindre l’objectif d’un pôle alimentaire milliardaire en termes de chiffre d’affaires, d’autant que le groupe semble privilégier la croissance organique, au moins dans un premier temps. « Nous voyons 2011 comme une année de consolidation. Nous pensons que nous avons des ressources de croissance organique rentable extrêmement fortes, indique Pierre Couderc. Le marché du foie gras continue à progresser, et les modes de consommation donnent une place de plus en plus importante à la restauration hors foyer. »
L’an passé, l’activité alimentaire d’Euralis était organisée autour du foie gras (Rougié, Montfort, MDD) et de Stalaven. L’entreprise bretonne reprise en 2009, désormais détenue à 65 %, travaille majoritairement pour les commerces de proximité et la restauration et un peu pour la GMS (libre service, coupe et frais emballé). La réorganisation de ces deux métiers en trois pôles (Rougié, GMS, bouchers charcutiers traiteurs et restauration) remodèle considérablement les activités alimentaires du groupe, dirigées depuis peu par Giampaolo Schiratti. Il s’agit en effet de marier deux activités très différentes en termes d’organisation. Tandis que le foie gras est distribué dans les réseaux classiques (GMS, distributeurs dédiés à la restauration et export), l’activité traiteur, caractérisée par une gamme très large, est dotée de son propre réseau de distribution. Avec la mutualisation des fonctions support, Euralis vise une plus grande efficacité et la réduction des coûts.
« En 2009/2010, le canard gras et le traiteur ont contribué chacun pour moitié au chiffre d’affaires des activités alimentaires. Leur contribution à la croissance et au résultat est du même ordre de grandeur, explique Pierre Couderc. Pour l’exercice en cours, nous visons 550 M EUR de chiffre d’affaires, répartis à hauteur de un tiers entre Rougié, la GMS et la proximité. »

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