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STRATÉGIE Eurodia fonde son développement sur la chimie verte

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Eurodia, spécialiste des procédés de purification pour l'industrie agroalimentaire, veut doubler de taille d'ici trois à quatre ans, en basculant dans la chimie verte. Ses terrains de jeu : la valorisation des sucres pour la chimie, celle de la matière lignocellulosique, enfin l'extraction des protéines de la matière végétale.

«Notre objectif est de multiplier par deux le chiffre d'affaires à l'horizon 2017-18, avec une forte contribution de la chimie verte », a déclaré le directeur général délégué d'Eurodia Mathieu Bailly, le 18 mars en conférence de presse. Consacrée à cette activité, la nouvelle division Chemistria deviendrait prépondérante dans la société majoritairement à capitaux japonais. Elle atteint « 10 à 15 % des ventes », a-t-il précisé, en évoquant un « basculement » d'Eurodia dans la chimie verte, qui prendrait le dessus à l'avenir sur la valorisation du lactosérum, chiffrée aujourd'hui entre 50 et 60 % du chiffre d'affaires, lequel totalise environ 30 millions d'euros.

Le « chaînon manquant »

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Parmi les grands terrains de jeu identifiés, celui des biocarburants est écarté : les procédés sont jugés « matures », avec aussi un contexte politique « instable ». Chemistria vise plutôt la valorisation des sucres pour la chimie, avec les bioplastiques, biodétergents, molécules plateformes, celle de la matière lignocellulosique, enfin l'extraction des protéines de la matière végétale, notamment du pois. Chemistria se présente comme le « chaînon manquant » entre diverses industries, pour la fourniture de solutions process dans le cadre de la chimie verte. « Longtemps, la chimie verte a été contrainte par des procédés de productions polluants à faibles rendements, peut-on lire dans son communiqué. Ce n'est plus le cas aujourd'hui avec les technologies développées par Chemistria » pour la purification des acides organiques, considérés comme des molécules plateformes servant entres autres à la production de plastiques biodégradables.

Quatre pôles d'investissement sont ciblés par la division chimie verte, notamment l'Amérique du Nord, où les Etats-Unis représentent un « pôle de savoir-faire », l'Union européenne, dont la France constitue un « moteur » avec des plateformes d'innovation comme Pomacle, Improve. Zones de « matières abondantes », le Brésil et l'Asie du Sud-Est entrent aussi dans le viseur.