Eurofins Scientific poursuit sa croissance à un rythme forcené et tout en dégageant d’excellents résultats. Les besoins de ses grands clients de l’industrie alimentaire ou de la pharmacie qui externalisent de plus en plus leurs analyses, l’amènent à s’implanter dans de nouveaux pays, le dernier en date étant la Chine.
Le spécialiste des bioanalyses pour l’alimentaire, la pharmacie et l’environnement dépasse tous ses objectifs. Le dernier exercice de la société Eurofins Scientific s’est soldé par une progression du chiffre d’affaires de 33% à 233,1 millions d’euros. L’année 2006 devrait lui faire atteindre le seuil de 300 M EUR – qui était son objectif 2008 – et son p.-d.g. Gilles Martin pense à nouveau doubler la taille du groupe à l’horizon 2010.
L’année 2005 a permis de finaliser le programme de rationalisation initié en 2003 tout en poursuivant ses implantations dans de nouvelles régions du monde, les pays scandinaves, l’Irlande et la Chine (en attendant le Japon). En dépit des coûts associés, le résultat d’exploitation a plus que doublé à 29,7 M EUR (contre 14,1 M en 2004). Presque toutes les sociétés du groupe ont connu une croissance organique soutenue qui semble pouvoir s’accélérer au fur et à mesure que les grands groupes alimentaires et pharmaceutiques externalisent leurs travaux d’analyse. En Europe, le plus important marché pour les contrôles de produits alimentaires (estimé à 1,5 milliard d’euros), Eurofins est clairement n°1 : il l’était déjà en France, au Bénélux, en Allemagne et en Grande-Bretagne, il l’est devenu au Danemark. Présent depuis seulement cinq ans sur les tests pharmaceutiques et biotechnologiques, le groupe est déjà n°1 ou n°2 dans plusieurs segments en Europe, et sur les analyses environnementales, démarrées en 2004, il est n°1 en Europe, au Bénélux et au Danemark (et n°1 mondial pour les tests de dioxine).
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Mobiliser 250 M EUR
Depuis 2003, il a alloué d’importantes ressources à l’enrichissement constant de son portefeuille technologique et regroupé ses savoir-faire et sa recherche dans de grands laboratoires d’environ 100 personnes qui sont au premier rang mondial de leurs spécialités (tests ESB, détection de pesticides, d’OGM, d’acrylamide, de nitrofurane, du virus de la grippe aviaire, etc). A présent, ses 2 600 salariés sont répartis dans un peu plus de 50 laboratoires implantés dans 13 pays. Malgré les récentes acquisitions et les restructurations opérées depuis deux ans, Eurofins affiche un bénéfice net de 13,8 M EUR fin 2005 et un taux de retour sur capitaux employés supérieur à 22 %. Gilles Martin juge donc réaliste de programmer en 2006 une marge opérationnelle de 12 % puis de 15 % à moyen terme et un retour sur capitaux de 20%. D’ici à 2010, il estime à 250 M EUR ses besoins de financement et commence déjà à lever 120 M par le biais d’une Obsar lancée fin février.