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Un comble : le Parlement européen et la Commission européenne sont en train de se disputer pour savoir si les critères environnementaux peuvent justifier qu’un pays, seul, interdise les OGM sur son territoire. Avec des dispositifs de ce type on n’est pas loin d’enterrer le rêve de ce que doit être l’Union européenne : un pays de libre circulation avec des efforts constants pour harmoniser les conditions de production.
Que l’Europe soit incapable de dire si, collectivement, elle en veut ou non, est un signe grave d’un démantèlement qui ne dit pas son nom. Immédiatement, on perçoit des problèmes insurmontables à venir lorsque la libre circulation des produits s’appliquera en même temps que l’interdiction ici ou l’autorisation là-bas.
Ce n’est pas le seul signe qui met en œuvre des forces centrifuges au sein du Vieux continent. Lorsque l’on analyse les coûts différents de charges sociales et donc de main d’œuvre on se dit qu’on est bien loin de cette harmonisation. Et pourtant, nul part ne se trouve un homme ou une femme politique pour affirmer qu’il est urgent que l’UE adopte une politique de charges sociales un peu plus cohérente.
La Politique agricole commune a été jusqu’à présent à peu près la seule politique commune de l’Europe fonctionnant de manière efficace. Elle va disparaître, sans doute pour avoir été trop seule.
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