«Nous sommes pro-européens », explique François Palut, président de l’Ameb. « Mais nous en avons ras-le-bol de la politique agricole européenne qui ne nous a apporté que des complications administratives », ajoute-t-il aussitôt. « Les agriculteurs n’ont pas lu la constitution et ne la liront pas », lance François Palut. Ainsi pour les éleveurs de l’Ameb, la tentation du vote « non » au référendum du 29 mai sur la constitution européenne est grande.
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Plus que le refus du texte de constitution, le « non » apparaît plutôt comme la volonté de montrer une certaine exaspération sur les difficultés que les éleveurs rencontrent. « Politiques, c’est de votre faute, votre passivité nous écœure et nous fait trembler ; nous nous sentons lâchés. Le 29 mai, sachez que si le non l’emporte, ce sera un “non” à vos politiques, relayées par les services de l’Etat où règnent bien souvent l’incohérence et la volonté de casser l’élevage », prévient François Palut.