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Événementiel : le Salon de l’agriculture n’ouvrira pas ses portes en 2021

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En 2021, « il n’y aura pas de Salon de l’agriculture tel que vous le connaissez porte de Versailles », a annoncé son président Jean-Luc Poulain à Agra Presse le 13 octobre, à l’issue d’une réunion décisive du Conseil de l’agriculture française (Caf). « Des éléments du salon auront tout de même lieu », précise-t-il.

En accord avec le ministère de l’Agriculture, le concours général agricole (CGA) des produits se tiendra « dans trois ou quatre villes de province », un choix qui tient à la fois aux conditions sanitaires et à la possibilité de trouver des partenariats régionaux pour combler le déficit d’exploitation attendu pour 2021, explique Oliver Alleman, nouveau commissaire général du CGA.

Cela ne sera pas le cas pour le CGA des animaux, une majorité de comités de gestion de races s’étant exprimée contre. Quant à la tenue du CGA des jeunes et des pratiques agroécologique, elle est en cours d’expertise. Une alternative au Hall des régions devrait être proposée au travers de marchés de produits fermiers à Paris et en province.

Enfin, les organisateurs recherchent un lieu à Paris pour accueillir professionnels et politiques – dont le président de la République – pour une journée de débat, autour notamment du thème de la « souveraineté ». « Nous allons essayer de garder les débats médiatiques entre politiques et professionnels », souhaite Jean-Luc Poulain.

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L’annonce était attendue. Début octobre, le président du Salon rappelait les freins à la tenue du Sia, au-delà de la situation sanitaire. D’un point de vue réglementaire, « même si la jauge revenait à 5 000 personnes – elle est actuellement de 1 000 personnes –, c’est compliqué. 5 000 personnes, c’est le nombre de salariés et d’exposants ». Enfin sur le plan commercial, « la situation sanitaire interroge les professionnels, et je les comprends ».

L’effet d’une annulation serait difficile à chiffrer, avait prévenu l’élu : « Organiser le salon nous coûte autour de 13 millions d’euros. Mais c’est sans compter le montage des stands de chaque exposant, par exemple. Quant au courant d’affaires, il n’est pas mesurable. »

« Nous allons essayer de garder les débats médiatiques »