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Changement climatique Eviter un échec à Copenhague

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Réunis le 22 septembre à New York par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement ont mesuré le risque d’un échec de la conférence internationale sur le changement climatique qui se tiendra en décembre à Copenhague. Le président américain Barack Obama et son homologue chinois Hu Jintao n’ont pas été en mesure de préciser à ce stade les moyens qu’ils comptent mettre en œuvre pour atteindre leurs objectifs nationaux de réduction des gaz à effet de serre. Les leaders du G-20 devaient se retrouver les 24 et 25 septembre à Pittsburgh (Etats-Unis) pour débattre, entre autres, du soutien financier à apporter aux pays en développement dans le combat contre le réchauffement climatique.

Lors d’une réunion informelle convoquée le 17 septembre à Bruxelles pour préparer le sommet du G-20 (pays industrialisés et émergents) des 24 et 25 septembre à Pittsburgh (Etats-Unis), les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ont repris les estimations de la Commission européenne selon lesquelles, « dans les pays en développement, le coût additionnel net total des mesures d’atténuation et d’adaptation (au changement climatique) pourrait s’élever à environ 100 milliards d’euros par an d’ici 2020, à répartir entre un financement national, un financement fondé sur le marché du carbone et l’aide publique internationale » (1). Ils ont aussi précisé que, toujours selon la Commission, ces pays ont besoin d’un soutien international de 5 à 7 milliards d’euros par an pour la période 2010-2012, « avant la création d’une architecture financière » dans le cadre de l’accord qui doit être négocié lors de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique prévue du 7 au 18 décembre à Copenhague.
« Afin de réussir à maintenir l’augmentation de la température moyenne de la planète en deçà de 2º C par rapport au niveau de l’ère préindustrielle, les données scientifiques indiquent qu’il faut que les émissions mondiales de gaz à effet de serre cessent d’augmenter d’ici 2020, puis qu’elles soient réduites d’au moins 50 % par rapport au niveau de 1990 d’ici 2050 et continuent ensuite de diminuer », ont rappelé les Vingt-sept.

Les Etats-Unis traînent les pieds
Le sommet européen informel a également souligné que « les pays développés devraient réduire leurs émissions d’au moins 80% d’ici 2050, comme convenu lors du sommet du G-8 à L’Aquila (en juillet dernier) ». « Tous les pays qui ne l’ont pas encore fait devraient prendre de toute urgence des engagements ambitieux en termes de réductions à moyen terme et d’actions quantifiables », ont-ils insisté. Aux Etats-Unis, les sénateurs démocrates Barbara Boxer et John Kerry sont en train d’élaborer une loi sur le climat et l’énergie qu’ils espèrent pouvoir présenter prochainement, après deux reports déjà. Ils travaillent sur la base d’un projet approuvé de peu par la Chambre des représentants en juin et visant à réduire les émissions américaines de gaz à effet de serre de 12 % d’ici 2020 par rapport au niveau enregistré en 2005.
Plusieurs sénateurs démocrates ont toutefois douté de la possibilité de voter une telle loi cette année, compte tenu de la lourdeur d’un autre projet en discussion, celui sur la réforme du système de santé.
De plus, des législateurs soutenant les Etats agricoles et ceux très dépendants du charbon sont opposés à la loi envisagée, faisant valoir qu’elle provoquerait une hausse du prix de l’énergie.

(1) Voir n° 3218 du 21/09/09

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