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Exoscarne, une solution pour réduire la pénibilité dans le secteur de l’abattage découpe

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Exoscarne aide à la découpe de la viande. Crédits : © Adiv

Un exosquelette a été mis au point par l'Adiv pour réduire les troubles musculo-squelettiques touchant les opérateurs de la découpe de la viande. Le dispositif est capable d’aider le geste au niveau de la main en actionnant des muscles pneumatiques pilotés par des capteurs de pression.

Comment réduire les troubles musculo-squelettiques (TMS) parmi les opérateurs de l’abattage-découpe ? A cette question, l’Institut Technique Agro-Industriel Adiv, à Clermont-Ferrand, a tenté d’y répondre en menant le programme Exoscarne, avec la collaboration de l’Institut Pascal et de l’entreprise CIP, ainsi que l’appui de l’UMT Agrobergo (phase de R&D cofinancée par FranceAgriMer). « Nous sommes partis du constat que les opérateurs d’abattage-découpe de viande étaient parmi les plus touchés par les TMS, en premier lieu au niveau du poignet, d’où l’idée de se concentrer sur une première version de solution permettant de réduire la sollicitation du poignet », explique Matthieu Alric, chargé de recherche et développement à l’Adiv. Le projet s’est acheminé vers un exosquelette capable d’aider le geste de l’opérateur au niveau de la main en actionnant des muscles pneumatiques pilotés par des capteurs de pression. L’exosquelette Exoscarne a été primé au Concours ITAINNOV 2022 en recevant le Trophée de la catégorie « Performance Economique et Sociétale ».

Industrialisation menée par Ovalt

Actuellement, Exoscarne est en phase d’industrialisation avec le groupe Ovalt qui optimise la conception du prototype en termes de structure et de matériaux, de nettoyabilité (correspondants aux normes en vigueur dans l’industrie agroalimentaire), mais aussi d’adaptabilité à la variabilité de morphologie des utilisateurs. Tout en prenant en compte l’acceptation du dispositif par les utilisateurs, ce qui représente un enjeu important. L’objectif est de mener les premiers essais en milieu industriel au cours du second semestre 2022 en vue d’une commercialisation en 2023. En développant cet outil, les industries de la viande pourraient ainsi réduire la prévalence des TMS parmi les opérateurs et aussi rendre leurs métiers plus attractifs pour les candidats.

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« A plus long terme, à partir du prototype d’Exoscarne, des solutions pourraient être développées pour aider les opérateurs d’abattage-découpe, non seulement au niveau du poignet, mais aussi en ce qui concerne le coude et l’épaule, également sollicités et à l’origine de TMS parmi ces opérateurs », prévoit Matthieu Alric.