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Pour calculer les indicateurs de revenus, les statisticiens partent de grandes données et non pas d’une enquête auprès des exploitations. En premier lieu, la valeur des productions est calculée, en multipliant les statistiques de volumes par les prix moyens de marché. A cette valeur de marché on ajoute les subventions aux produits, ce qui donne la « production au prix de base ». Elle a progressé de 5,4% en 2011. On en retire les consommations intermédiaires (engrais, aliments du bétail…) y compris les frais financiers, ce qui aboutit à la valeur ajoutée brute. En retirant les investissements (« consommation de capital fixe »), on obtient la valeur ajoutée nette c’est-à-dire plus précisément la valeur ajoutée par le travail des agriculteurs. Celle-ci aurait baissé de 2,7% en 2011, essentiellement à cause des charges de production (+10%) et de la baisse des subventions sur produits (1,1 milliard au lieu de 1,2 milliard).
A cette valeur ajoutée nette, on ajoute les subventions à l’exploitation et on en retire les impôts fonciers et autres. Cela donne le résultat agricole net (-2,9%). En tenant compte de l’évolution du nombre d’emplois agricoles (-1,8%) on tire le résultat agricole net par actif (-1,1%) dont la réduction est plus faible puisque le résultat global se partage entre moins d’agriculteurs. Enfin, on tient compte de l’inflation (1,5%) pour aboutir au résultat agricole net par actif en termes réels (-2,6%).
Ce taux peut être affiné, soit en ne tenant compte que des exploitants non salariés, c’est-à-dire en retirant les salariés agricoles, ce qui donne un revenu net d’entreprise agricole par actif non salarié, en baisse de 6,8% en 2011. Soit en ne s’intéressant qu’aux exploitations moyennes ou grandes, dont la réduction de revenu est de 3,6%. Voilà pourquoi le revenu agricole n’est plus représenté par un seul ratio mais par plusieurs.
Cette méthode de calcul comporte certaines faiblesses, principalement pour les productions qui ne sont pas vendues sur l’année. C’est le cas du vin ou de tout autre production stockée. Le revenu des vignerons est parfois plus le résultat de la vente de vins produits les années antérieures, avec notamment des coûts de production de l’époque, que de la vente des vins de l’année.
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