Abonné

Export de céréales : Sénalia appelle à davantage de collaborations

- - 3 min

Malgré l'échec du transport massifié par navette ferroviaire sur le nord Seine, Sénalia, qui exploite des terminaux portuaires à Rouen, a appelé le 10 janvier à davantage de coopération dans la filière d'exportation de céréales.

« Nous devons contribuer à l’émergence d’une dynamique économique collective, orientée clients et s’appuyant sur une compétitivité renforcée de l’ensemble des maillons de la chaîne logistique », a lancé le président de Sénalia Thierry Dupont, le 10 janvier, lors de l’assemblée générale de Sénalia, qui exploite des terminaux portuaires à Rouen. Cela passe par « plus de coopération et de co-construction avec les OS livreurs et les chargeurs » et aussi « la mise en œuvre d’une cohésion coopérative rouennaise pour une optimisation logistique globale ».

Si le groupe montre une bonne dynamique à l’export, c’est notamment grâce au partenariat noué depuis 2018 avec le groupe coopératif Scael et sa filiale de négoce Lecureur. Ils ont déployé ensemble « une stratégie de flux tirés qui a été payante », selon le directeur général, Gilles Kindelberger. Leur objectif commun est de consolider la filière céréalière rouennaise d’export. « Après un an de mutualisation avec les outils de Lecureur silos, je peux vous affirmer que ça fonctionne », a salué dans son discours le président de Sénalia. L’idée de Thierry Dupont est de trouver d’autres partenaires, notamment le silo portuaire Simarex (NatUp), a-t-il confié à la presse.

Echec d'une démarche collective sur le nord Seine

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Autre démarche collective, le transport massifié par navette ferroviaire sur le nord Seine s’est en revanche soldée par un échec. Un des acteurs, Vivescia, s’en est désolidarisé. Retrait qui n’a pas permis de poursuivre les navettes avec les partenaires restants, à savoir Valfrance, Cérèsia, Caprogra. « On n’organise plus de navette sur le nord Seine depuis le 1er juillet », a déploré Gilles Kindelberger. Conséquence, les OS concernés « ne vont plus sur Rouen, ou très peu en train », selon lui. Le projet autour du commissionnaire de transport Magestiv a du plomb dans l’aile. Sénalia annonçait fin 2018 en être devenu actionnaire. Objectif affiché : « Réduire les coûts logistiques au profit des adhérents et des agriculteurs ».

Deux ans après, les résultats « ne sont pas à la hauteur des espérances », d’après le DG. Magestiv n’est « pas là pour faire de l’argent sur le dos de la filière : on est prêts à travailler à marge zéro. C’est un outil pour vous », a-t-il lancé en tribune. Le commissionnaire de transport réalise 1 Mt de transport ferroviaire. Volume jugé « insuffisant pour faire vivre le modèle » : il s’agit d’atteindre 2 Mt d’ici à deux ans, d’après Sénalia.

« On n’organise plus de navette sur le nord Seine depuis le 1er juillet »