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Face aux canicules, des demandes de soutien exceptionnel

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Plusieurs organisations professionnelles agricoles demandent des mesures exceptionnelles pour faire face aux conséquences des canicules successives qui ont entamé le potentiel de certaines productions.

Face aux conséquences des canicules à répétition, plusieurs organisations professionnelles ont demandé des mesures exceptionnelles des pouvoirs publics. La chambre d’agriculture de Nouvelle-Aquitaine a réclamé dans un communiqué du 9 juillet « un plan de sauvegarde immédiat » pour une profession « au bord de la rupture » et en « détresse psychologique ». L’instance dirigée par le syndicat FNSEA rapporte des « récoltes anéanties », des élevages « en grandes difficultés » et des « exploitants épuisés », dans un contexte de « déficit pluviométrique ».

D’après la Chambre, « jusqu’à 100 % de pertes » ont été recensées sur les maïs non irrigués dans la région, la production de céréales est en recul de 20 à 30 % quand celle de tournesol est réduite d’un tiers. Les élevages font aussi face à une « mortalité accrue », à des « problèmes sanitaires et à un manque de fourrages ». Dans la Creuse, où les sols sont asséchés, des exploitants ont déjà commencé à nourrir les animaux avec les foins prévus pour l’hiver.

Bernard Layre, président de la chambre d’agriculture Nouvelle-Aquitaine, demande à l’État et à la Région, qui l’ont reçu le 8 juillet, un « accompagnement » face « à cette catastrophe climatique », avec des mesures immédiates comme des avances ou des reports d’échéances bancaires et fiscales, et une aide psychologique et technique pour les agriculteurs. Le 3 juillet, la chambre d’agriculture de Charente-Maritime et des Deux-Sèvres s’est également inquiétée des effets « considérables des températures extrêmes » sur la production agricole.

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FNSEA et Conf' appellent à l’aide

Les syndicats nationaux ont également donné de la voix. Considérant que les effets des canicules ont engendré une « situation d’une gravité inédite », la FNSEA demande, dans un communiqué paru le 9 juillet, un « véritable plan de soutien exceptionnel pour l’agriculture française » pour « apporter une réponse financière immédiate aux exploitations les plus touchées », et par ailleurs « une enveloppe de crise dans le projet de loi de finances pour 2027 ». Pour Arnaud Rousseau, la crise est d’une telle « ampleur » que « les réponses ordinaires ne suffisent pas ». Le président de la FNSEA demande, par ailleurs, « un plan d’investissement massif pour l’ensemble du monde agricole ». Le syndicat majoritaire résume ainsi les effets des canicules qu’il a pu récolter filière par filière : pertes de près de 25 % pour les fruits et légumes frais, baisse des rendements céréaliers de 20 % dans les zones intermédiaires, recul de la production nationale de maïs d’environ 30 %, pertes de 30 % dans les porcheries du Grand ouest, et « pertes considérables » chez les éleveurs de volaille.

Le lendemain, la Confédération paysanne fait plusieurs propositions au gouvernement pour accompagner les agriculteurs. Dans la lignée de revendications structurelles, le syndicat demande « la priorisation du fourrage vers les élevages et non pour l’approvisionnement des méthaniseurs ». En matière d’aide financière, la Conf' demande « des prêts de trésorerie, à taux zéro, fléchés sur l’achat de fourrage », « la reconnaissance de l’ensemble du territoire en catastrophe naturelle », et le « déploiement rapide de l’indemnité de solidarité nationale (ISN) et la modification des règles pour indemniser correctement l’ensemble des paysans et paysannes, assurés ou non ». Concernant l’assurance prairies, le syndicat demande de « mener des expertises de terrain pour constater les pertes réelles pour les prairies et abandonner le système Airbus qui ne fonctionne pas bien ». En début de semaine, la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) a réitéré sa demande d’expertises collectives à l’échelle de certains territoires, pour confronter leurs résultats à ceux de l’indice satellitaire.

Une « situation d’une gravité inédite »