Malgré la lettre adressée par Mariann Fischer Boel aux eurodéputés de la commission Agriculture, les positions sur la réforme du régime sucre ne se sont pas rapprochées. Les trois rapports parlementaires, débattus le 11 octobre, ont donné lieu à de vifs échanges entre les députés et le représentant de la Commission européenne.
Le rapporteur, M. Fruteau, a rappelé les principaux points de ses rapports : baisse du prix de 25% plutôt que 39 %, plus de flexibilité dans la gestion des importations en adaptant les accords « Tout sauf les armes », augmentation des compensations pour les betteraviers qui passeraient de 60 à 80 %.
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Le représentant de la Commission s’est inscrit en faux face à ces propositions. Il a justifié le seuil des 39 % de réduction comme le seul moyen de permettre au marché de trouver un équilibre. Et surtout d’éviter des surinvestissements dans la filière sucre des pays ACP. Il estime par ailleurs qu’un niveau de 80 % conduirait à une surcompensation des pertes subies par les betteraviers suite à la réforme.