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Fauchon placé en redressement judiciaire

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Une semaine après avoir informé son personnel, le traiteur Fauchon a été placé le 1er juillet en redressement judiciaire par le Tribunal de commerce de Bobigny, pour une période d’observation de six mois (Agra Alimentation du 25 juin 2020). La procédure concerne ses activités en propre, c’est-à-dire le siège social et les trois magasins parisiens. Les dettes du groupe sont estimées à 2,3 M€, alors que les disponibilités de l’entreprise ne sont que de 600 000 €, selon le jugement consulté par l’AFP.

L’activité de la célèbre enseigne qui souffre depuis plusieurs années, n’a pas résisté aux mouvements sociaux et aux grèves de Noël dernier, « une période où nous réalisons 30 % du chiffre d’affaires annuel, » selon une porte-parole à l’AFP, auquel s’est ajoutée la fermeture administrative imposée par la crise du Covid-19. Sur son exercice clos au 31 mars, l’entreprise a creusé sa perte d’exploitation à 6,9 M€, contre 5,7 M€ un an plus tôt.

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Selon le Tribunal, l’actionnaire a injecté 2,5 M€ « pour financer le début de la période d’observation ». Depuis 1998, l’actionnaire principal de Fauchon SA est l’entrepreneur Michel Ducros, qui avait cédé six ans plus tôt le groupe familial d’épices Ducros à Béghin-Say.

Le redressement judiciaire doit permettre de « rétablir l’équilibre d’exploitation de l’entreprise, de conforter les liens avec ses partenaires et de pérenniser son activité, afin de renforcer le déploiement de sa marque », qui compte actuellement 73 boutiques, points de vente et restaurants dans le monde - dont 30 au Japon, trois en Corée, six en Europe, deux au Chili, 15 au Moyen-Orient et, en France, 17 exploités en franchise, en plus des deux boutiques et du point de vente parisiens détenus en propre, selon la direction.