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Faut-il réguler les marchés ?

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«Le tout libéral comme le tout organisé ne fonctionne pas », déclare Henri Vasseur, président de FeedSim Avenir. Reste à inventer des « armes de dissuasion », comme l’explique Jean Cordier professeur à AgroCampus Ouest. L’Inra travaille d’ailleurs sur le sujet. Si « les stocks d’intervention sont derrière nous », comme le fait remarquer Adolphe Thomas, président du Syndicat national de l’industrie de la nutrition animale (Snia), « il reste essentiel de constituer des stocks de sécurité face à d’éventuelles pénuries mondiales. La faim est un effet de levier fantastique pour faire monter les prix ! » Jean Cordier, s’il est d’accord sur le principe, reste plus sceptique sur sa réalisation. « Les politiques publiques sont plus déstabilisatrices qu’autre chose. Il est difficile de dire à quel moment le prix est trop haut/trop bas pour déstocker/stocker. » Pour lui, le stockage privé génére des stocks de sécurité suffisants, dont la puissance publique doit cependant surveiller l’existence, et donc les stocks tampons ne sont plus à l’ordre du jour. « Les problèmes de pénurie physique ne se poseront pas dans les pays où une valeur ajoutée pourra être dégagée des produits agricoles », conclut-il.

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