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FCO : en Aveyron, mortalité « faible » en bovins, « plus importante » en ovins

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La nouvelle souche du sérotype 8 de la fièvre catarrhale ovine (FCO) a induit une mortalité « faible à l’échelle collective » chez les bovins, d’après une étude de la plateforme ESA portant sur des élevages de l’Aveyron infectés cet été. Les éleveurs ont fait état de mortalités allant de 0 % à 5 %, bien que « certains élevages [aient] subi des mortalités non négligeables ». En revanche, la mortalité apparaît « plus importante chez les ovins » (de 0 % à 31 %), et « presque la totalité des élevages ovins atteints ont eu de la mortalité ». En ce qui concerne la morbidité (pourcentage d’animaux malades au sein d’une classe d’âge), l’étude montre une « forte variabilité » entre les troupeaux : de 1 % à 73 % chez les bovins adultes (avec une médiane à 10 %), et de 0,3 à 47 % pour les ovins adultes (médiane à 6 %). L’impact sanitaire réel est probablement « plus important que les estimations données », préviennent les auteurs (non-déclarations d’éleveurs, épizootie toujours en cours au moment de l’étude, accès payant aux tests, etc.).

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Les données de cette enquête ont été récoltées par le GDS de l’Aveyron (groupement de défense sanitaire) auprès de 22 élevages bovins et 22 élevages ovins tirés au sort parmi les exploitations touchées entre début août et début septembre 2023. Au moment de l’enquête (début octobre), presque 13 % des élevages bovins du département étaient déclarés comme infectés, et 10 % des élevages ovins. Début août, un premier foyer de FCO avait été confirmé en Aveyron, la nouvelle souche du sérotype 8 en cause causant apparemment davantage de signes cliniques que les précédentes. Lors du dernier bilan au 8 décembre, la maladie s’était propagée dans 25 départements de la moitié sud de la France, avec plus de 1 000 foyers bovins et 300 foyers ovins.

« Presque la totalité des élevages ovins atteints ont eu de la mortalité »