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Coopérative/Restructuration Fermeture de quatre sites et suppression d’emplois chez Euralis

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Euralis annonce quatre fermetures d’usine, toutes issues de la reprise de Stalaven. Une restructuration des plateformes logistiques est également prévue. Le groupe coopératif avait déjà restructuré ses activités dans le canard gras en 2009. Cette annonce intervient en pleine crise de gouvernance du pôle alimentaire.

Les résultats du pôle alimentaire d’Euralis (1) ne sont pas bons. « Malgré une recapitalisation récente de 77 millions d’euros et le renforcement de ses forces de vente, le pôle alimentaire doit faire face à un résultat net négatif, dans un marché qui reste très concurrentiel ; une exposition critique aux variations de coûts de matières premières, mettant l’ensemble du pôle  en  risque ; certaines activités en pertes, et non stratégiques », a indiqué le groupe coopératif dans un communiqué la semaine passée.

Réduction du nombre de sites
Face à ces difficultés, alors qu’il vient de se séparer du directeur général du pôle, Giampaolo Schiratti, à peine un an après son arrivée, le groupe annonce un plan de restructuration pour redresser la barre. Au niveau industriel, quatre sites doivent fermer. D’abord ceux de Roye (80) (plats cuisinés frais et surgelés) et de Chateaurenard (45) (salade ultra-fraîche), les activités du premier site étant rapatriées sur Dunkerque. Dans un second temps, ceux de Saint-Agathon (22) (salades traiteur, en 2012) et de Saint-Brieuc (22) (charcuterie notamment, en 2014), dont l’activité sera transférée à Yffignac (22) (7 M EUR seront investis sur le site pour accompagner le transfert). Au niveau logistique, les plateformes de Pont-Sainte-Marie et de La Tour du Pin doivent également fermer. La télévente de la business unit Jean Stalaven sur ces sites ainsi que celle de Perpezac-Le-Noir seraient regroupées sur Thiais, les Essarts et Yffiniac.
L’ensemble conduirait à la suppression nette de 110 postes et au transfert de 36 postes. 50 postes seraient proposés au reclassement interne, indique le groupe. « En l’absence d’accord d’entreprise permettant de faire évoluer l’organisation du temps de travail, 26 postes supplémentaires seraient toutefois supprimés », ajoute le groupe.

Les activités canard gras ont été restructurées en 2009
En 2009 déjà, Euralis avait mis en œuvre un plan de redressement en fermant trois sites à Lignol (56), à Villefranche-de-Rouergue (12) ainsi qu’à Périgueux, et en supprimant 174 emplois. A l’occasion de la présentation de ses résultats 2009/2010, le groupe avait annoncé une amélioration de ses résultats (remontée du résultat opérationnel, résultat net à nouveau dans le vert). « La restructuration industrielle que nous avons menée, avec la fermeture de trois sites, a porté ses fruits », avait alors déclaré Pierre Couderc. L’exercice avait été marqué par des belles performances des activités sous marques maison, et par un désengagement partiel des activités sous MDD, notamment en foie gras et en salade. En termes de perspectives, l’accent avait été mis sur la mutualisation et la réduction des coûts. Cette fois-ci, ce sont les activités issues de la reprise de Stalaven qui font les frais de la restructuration industrielle.
 
(1) environ 536 M EUR de CA annoncés, 3 000 personnes, trois business units : Rougié, GMS et Jean Stalaven. 

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