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Fertilisation : depuis 2012, la teneur en phosphore des sols français s’est dégradée

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Entre 2012 et 2020, la teneur en phosphore des sols s’est dégradée en France, rapporte une étude menée par Blandine Lemercier, ingénieure de recherche en science du sol pour l’Institut Agro Rennes-Angers, et relayée par nos confrères de Réussir Grandes cultures. Pour la période de référence de l’étude, 24 % de la surface agricole utile (SAU) présentaient ainsi « une fertilité faible en phosphore », contre 13 % pour la période 2003-2011. Or, une telle dégradation risque d’entraîner des pertes de potentiel de rendement pour les cultures les plus exigeantes en cet élément nutritif (betterave sucrière, colza, luzerne, pomme de terre), selon l’étude. La situation est néanmoins hétérogène en fonction des régions. La Bretagne est ainsi largement excédentaire en phosphore, en raison de l’épandage d’effluents organiques. L’Alsace et le Nord-Pas-de-Calais ont également des sols excédentaires en phosphore, résultant d’une présence de scories issues de la sidérurgie. Dans d’autres régions, où les sols sont cultivés « de façon intensive », le coût élevé des engrais incite au contraire à raisonner les apports. À l’échelle nationale, l’utilisation d’engrais phosphatés a chuté de près de 80 % en France, selon l’Unifa.

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