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Fesneau à l’offensive sur l'eau lors de l’assemblée générale d’Intercéréales

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Invité à clore l’assemblée générale d’Intercéréales (interprofession céréalière) le 22 novembre, Marc Fesneau s’est montré particulièrement offensif sur le dossier de l’accès à l’eau. Alors qu’une nouvelle manifestation est prévue en mars contre le projet de « bassine » à Sainte-Soline (Deux-Sèvres), le ministre de l’Agriculture s’est dit prêt à « assumer une conflictualité avec des gens [qu’il] considère comme ultra-minoritaires ». Le locataire de la Rue de Varenne a qualifié de « désespérants » les débats autour de ces projets de réserves de substitution, qu’il estime « vertueux ». Dans un contexte de changement climatique, « il n’y a pas d’autre solution que de prélever en période hivernale pour moins prélever l’été », a-t-il martelé. Le ministre a appelé à « casser dans l’opinion publique l’idée qu’on peut faire de l’agriculture sans eau », rappelant que, au-delà du cas controversé du maïs, « le maraîchage et les prairies aussi ont besoin d’eau ». M. Fesneau a aussi reconnu « la nécessité de gérer le partage de l’eau », plaidant pour « des ouvrages multifonctionnels quand c’est possible ».

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Quelques minutes plus tôt, le président d’Intercéréales Jean-François Loiseau – réélu à son poste pour trois ans, de même que l’ensemble du bureau – avait affirmé que la filière céréalière devait « montrer son ambition » et « ne pas se défendre en permanence ». « La crise énergétique n’est que le début de l’apéritif en comparaison de la crise de l’eau à venir », a lancé de son côté Henri de Castries, ancien patron de l’assureur Axa. « L’eau est une ressource qui n’est pas au prix auquel elle devrait être », a-t-il estimé, appelant à réduire la consommation.

Le ministre prêt à « assumer une conflictualité avec des gens (...) ultra-minoritaires »