La Commission européenne devrait adopter dans les prochaines semaines les programmes de développement rural de l’Estonie, de la Lettonie, de la Lituanie et de Malte, qui ont reçu le feu vert du Comité des structures agricoles de l’UE (STAR), le 23 juin. Ces quatre plans bénéficieront d’un soutien communautaire à hauteur de près d’1 milliard d’euros sur la période 2004-2006.
La majeure partie de cette enveloppe ira à la Lituanie, qui recevra 489,5 millions d’euros sur un montant total de 608 millions de projets à financer. Le plan lituanien vise à améliorer les revenus des agriculteurs des zones défavorisées, à créer de nouveaux emplois, à soutenir les revenus des exploitations de semi-subsistance et à pallier leurs problèmes de liquidités, à encourager la restructuration de l’élevage laitier (augmentation de la taille des exploitations et aides au départ à la retraite des exploitants âgés de plus de 55 ans), à améliorer l’environnement (boisement de terres agricoles) et aider les agriculteurs à respecter les normes communautaires.
Le deuxième bénéficiaire sera la Lituanie, avec un budget de 410 millions d’euros, dont une contribution communautaire de 328,1millions d’euros au cours de la période 2004-2006. Le plan letton a été conçu de manière à répondre aux besoins spécifiques des campagnes et la symbiose traditionnelle entre agriculture et sylviculture. Ses objectifs sont de sauvegarder l’agriculture dans les zones défavorisées, d’améliorer les revenus des agriculteurs de ces zones (retraite anticipée des agriculteurs âgés de plus de 55 ans), à protéger l’environnement (aide à l’agriculture biologique, à la préservation d’espèces et au maintien de paysages), à améliorer la structure de la main-d’œuvre agricole, à encourager les exploitations de semi-subsistance à devenir économiquement plus viables, et à favoriser la création de groupements de producteurs pour la commercialisation des produits.
Le plan de l’ Estoniebénéficiera quant à lui d’un concours européen de 150,5 millions d’euros pour un budget total de 188 millions d’euros. Il vise à améliorer la rentabilité des exploitations des zones défavorisées, à mettre en place un programme agroenvironnemental pour la préservation de la biodiversité et de l’espace rural, à développer les activités de boisement des terres agricoles abandonnées, à transformer les petites exploitations en unités viables et à faire en sorte que les agriculteurs respectent les normes environnementales (et notamment la directive cadre sur l’eau).
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Enfin, le plan de Malte(33,6 millions d’euros) bénéficiera d’une participation communautaire de 26,9 millions d’euros. Il est destiné à s’attaquer aux handicaps naturels de l’agriculture maltaise du fait de sa situation géographique et à faire en sorte que ce secteur ne fournisse pas uniquement des produits frais et de qualité, mais contribue également à la préservation des paysages uniques de l’île. Il devrait aussi permettre le passage progressif d’une agriculture protégée (basée sur d’importantes taxes à l’importation) à une agriculture moderne capable d’affronter la concurrence sur le marché communautaire.
La Commission européenne doit encore approuver les programmes nationaux de la Pologne, de la Slovaquieet de la Slovénie,ceux des autres nouveaux membres ayant déjà été approuvés (Hongrieen février, République tchèque et Chypreen mai).