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Sûreté alimentaire Feu vert à la réintroduction des protéines animales pour les poissons

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Les États membres ont finalement réussi à tomber d’accord sur la réintroduction des protéines animales dans l’alimentation des poissons. Cette décision, qui entrera en vigueur le 1er juin 2013, doit être une première étape pour la levée de l’interdiction des protéines animales dans l’alimentation des monogastriques (porcs, volailles).

Le Comité permanent de la chaîne alimentaire de la Commission européenne a voté, le 18 juillet, en faveur de la réintroduction des protéines animales transformées (PAT dites farines animales) de non-ruminants dans l’alimentation des poissons. Après plusieurs reports de ce vote, les experts des États membres ont finalement donné leur feu vert à la levée de cette interdiction (1). La France et l’Allemagne se sont opposées – en vain – au texte et le Royaume-Uni s’est abstenu. Le test technique permettant de déterminer l’origine des farines a également été validé. Le nouveau règlement devrait être publié d’ici la fin de l’année pour une entrée en application le 1er juin 2013. La Commission européenne prévoit que cette réintroduction soit une première étape vers une levée de l’interdiction des PAT pour l’alimentation des non-ruminants (porcs, volailles).

Plus simple à mettre en œuvre

En juillet 2010, la Commission européenne avait adopté une communication qui ouvrait la voie à la réintroduction des farines animales dans l’alimentation des monogastriques. Le Parlement européen s’est lui aussi prononcé dans ce sens en 2011, dans une résolution sur le déficit de protéines en Europe. L’interdiction a été levée dans un premier temps dans la filière aquacole car la plupart des usines d’alimentation dans ce secteur sont entièrement dédiées à l’aquaculture. La traçabilité est donc beaucoup plus simple à mettre en œuvre.
Pour ce qui est des autres filières d’élevage, le retour des farines animales sera plus difficile. Bruxelles souhaite s’assurer en effet qu’il n’y aura pas de consommation intra-spécifique (c’est-à-dire de « cannibalisme »). Or, les usines pour bétail produisent en général des aliments pour différentes espèces et les agriculteurs eux-mêmes élèvent plusieurs types d’animaux. Face à la complexité des contrôles qu’il faudra mettre en œuvre pour appliquer ce règlement, l’Allemagne notamment se montre très réticente.

(1) Voir n° 3356 du 25/06/12 et n° 3344 du 02/04/2012

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