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Feu vert pour la cession de Leerdammer par Bel à Lactalis

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La Commission européenne a donné son accord sans réserve au projet de cession de Leerdammer par le groupe Bel à Lactalis, en échange de la participation de ce dernier dans son capital. La transaction devrait être bouclée fin septembre et permettre ensuite la réalisation de plusieurs opérations sur le capital, comme annoncé en mars, et qui conduiront au final au retrait du titre Bel de la Bourse de Paris.

Le processus de cession de Leerdammer par le groupe Bel à Lactalis, dont le démarrage a été annoncé mi-mars (Agra Alimentation du 24 mars 2021) se poursuit. Le 27 août, la Commission européenne a ainsi autorisé sans réserve au titre du contrôle des concentrations ce projet de cession. Le périmètre de cette transaction signée en juillet entre les deux parties englobe Royal Bel Leerdammer NL, Bel Italia, Bel Deutschland, la marque Leerdammer, ainsi que Bel Shostka Ukraine, en échange de près de 1,6 million d’actions Bel détenues par Lactalis, et représentant 23,16 % du capital de Bel. Maintenant obtenu le feu vert de Bruxelles, « la réalisation définitive de l’opération devrait intervenir le 30 septembre 2021 », est-il précisé dans le communiqué.

À l’issue de cet échange, au terme duquel Lactalis conservera 0,90 % du capital de Bel, celui-ci prévoit de déposer une offre publique de rachat d’actions (OPRA) à un prix de 440 euros par action pour permettre aux actionnaires minoritaires de Bel qui le souhaiteraient de solder leur position. Une fois cette OPRA achevée, Unibel, le holding de tête de Bel, entend déposer un projet d’offre publique de retrait suivi d’un retrait obligatoire (OPR-RO) sur le solde des titres Bel, au même prix unitaire de 440 euros. Si ces opérations se passent comme prévu, les actions de Bel seront au final retirées de la cote à l’issue du retrait obligatoire. Le groupe précise dans son dernier communiqué qu’il tiendra informés les marchés du déroulement de ces opérations.

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Pas de prévisions chiffrées pour 2021

Par ailleurs, fin juillet, le groupe Bel avait publié ses résultats semestriels témoignant d’une performance « équilibrée et résiliente », selon le communiqué. Sur ses six premiers mois de l’exercice en cours, le chiffre d’affaires s’est élevé à 1,691 Mrd€, en baisse de 2,7 % (+0,7 % de croissance organique) et le résultat opérationnel a atteint 109 M€, en retrait de 38,0 % par rapport à la même période de 2020. Selon le groupe, la baisse de la marge opérationnelle de 370 points de base à 6,4 % est « principalement liée au retrait facial des ventes, à la hausse du prix des matières premières, à la forte volatilité des devises, ainsi qu’à une hausse de l’activité promotionnelle sur certains marchés ». Pour l’ensemble de 2021, Bel demeure prudent alors que l’environnement économique et financier reste globalement difficile, et ne donne pas de prévisions chiffrées. Dans ce contexte, « le groupe devrait néanmoins bénéficier de la poursuite de la bonne tendance commerciale sous-jacente de géographies clés comme les États-Unis, le Canada et la Chine, ainsi que de la forte dynamique positive de MOM ». Autant de leviers de croissance qui sont non seulement cohérents avec les choix stratégiques du groupe ces dernières années sur le lait, le fruit et le végétal, mais qui « devraient continuer à soutenir notre performance au prochain semestre », selon Antoine Fievet, président du conseil d’administration, cité dans le communiqué.