Lors du passage du président de la République sur le stand de l’interprofession laitière, le 24 février, il a été surtout question de la juste rémunération des producteurs et du projet de loi issu des États généraux de l’alimentation. Thierry Roquefeuil, président du Cniel, a fait part de son inquiétude car il considère que l’on s’éloigne de l’esprit de Rungis, c’est-à-dire un retour de la valeur aux producteurs. « Si dans le projet de loi, on s’en tient seulement aux relations commerciales entre la transformation et la distribution, ça ne marchera pas », a-t-il déclaré. « Le projet de loi est trop light ». Il illustre ses propos par la contractualisation : « Dans le projet de loi, c’est le producteur qui propose un contrat avec une référence de prix, mais si la discussion n’aboutit pas, l’industriel peut arrêter la collecte, ce qui fragilise énormément le dispositif puisque l’éleveur n’a pas le choix ». Par ailleurs, Thierry Roquefeuil considère que l’article concernant les indicateurs de coûts de production et de prix de marché « est trop imprécis ». Selon lui, il faut que la DGCCRF et le droit de la concurrence européen indiquent clairement jusqu’où les interprofessions peuvent intervenir.
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