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Fin de l’épizootie de grippe aviaire, le plan de lutte se précise

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Par un arrêté paru le 5 mai, le ministère de l’Agriculture estime que le risque d’épizootie concernant l’influenza aviaire est repassé à un niveau négligeable sur tout le territoire, marquant ainsi symboliquement la fin de l’épizootie. Le même jour, un autre arrêté précisait l’application du plan de lutte contre le virus ; des dérogations à l’obligation de confinement seront maintenues pour les petits élevages.

« Le niveau de risque épizootique » est désormais « qualifié de négligeable sur l’ensemble du territoire de la France métropolitaine », a indiqué un arrêté du 4 mai paru au Journal officiel le 5 mai. Cet arrêté signe donc la fin de l’épidémie de grippe aviaire qui a fortement atteint les élevages de palmipèdes et de volailles dans le sud-ouest de la France, pour la deuxième année consécutive. Le ministère de l’Agriculture a recensé 485 foyers dans les élevages et 4 millions de volailles abattues.

À partir du 6 mai, les obligations de confinement des animaux seront levées, même dans les zones dites « à risque particulier ». Il s’agissait surtout des zones avec de nombreux passages d’oiseaux migrateurs. Depuis quelques semaines, la majeure partie des zones atteintes par le virus était en effet passée en zone « à risque modéré ». La réintroduction des canards dans les élevages est toujours prévue à partir du 29 mai.

Dérogations maintenues pour les petits élevages

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Le même jour, le ministère a précisé par un arrêté les mesures de confinement obligatoire annoncées en avril dans le « Pacte de lutte contre l’influenza aviaire ». Indépendamment du niveau de risque, les palmipèdes doivent être « systématiquement alimentés à l’intérieur des bâtiments pendant une période allant du 15 novembre au 15 janvier de chaque année ».

En cas d’élévation du niveau de risque, des dérogations à l’obligation de confinement persisteront pour les élevages de moins de 3 200 palmipèdes. La Confédération paysanne et le Modef ont fait part de leur soulagement pour les petits élevages de canards, dans un communiqué le 10 mai. Pour les deux syndicats, « le ministre a ainsi confirmé une approche différenciée des élevages en fonction du risque qu’ils représentent ».

Le ministère annonce qu’il poursuit la concertation avec les professionnels pour mettre en œuvre le Pacte, « notamment par la protection des points d’alimentation pour tous les élevages ». La Conf' et le Modef demandent que « les éleveurs traditionnels et ceux en circuits courts ne soient pas soumis aux mêmes règles d’élevage et de biosécurité et que la production industrielle ».