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Fin des blocages routiers, les GMS toujours visées

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La plupart des blocages routiers ont été levés à l’appel du syndicalisme majoritaire. Les forces de l’ordre sont intervenues pour lever ceux de la Confédération paysanne, qui poursuit la mobilisation sur le terrain des grandes surfaces et leurs centrales d’achat.

Deux jours après des annonces du Premier ministre faisant suite aux manifestations agricoles, les forces de l’ordre ont évacué les blocages de la Confédération paysanne, qui poursuit avec d’autres la mobilisation sur le terrain des grandes surfaces et de leurs centrales d’achat. Les blocages routiers ont largement pris fin en France à l’issue de deux semaines de barrages du nord au sud du pays, après que Gabriel Attal a annoncé de nombreuses mesures demandées par le syndicalisme majoritaire.

Dès le samedi 3 février au matin, les forces de l’ordre ont évacué dans le calme le péage de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), sur l’A43 – le blocage, l’un des derniers de la région, perturbait la circulation entre Lyon et Chambéry –, ainsi que le point de blocage de la centrale d’achats Leclerc à Saint-Étienne-de-Montluc (Loire-Atlantique), ont indiqué à l’AFP le syndicat et les préfectures concernées, parallèlement à la levée volontaire des barrages appelée de ses vœux depuis le 1er février par le syndicat majoritaire FNSEA.

Grandes surfaces visées

De plus petites actions se poursuivaient : les grandes surfaces sont d’ailleurs des cibles persistantes des agriculteurs, qui les accusent de presser les prix ou de vendre des produits étrangers. Dans un hypermarché Auchan de Villeneuve-d’Ascq (Nord), quelques dizaines de personnes sont entrées, sans violence, retirant des rayons des produits importés, comme du miel, ou encore des haricots verts du Maroc. Ils ont aussi pris la parole « pour défendre une alimentation saine, abordable et locale ».

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Confédération paysanne
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Le lendemain, les forces de l’ordre ont évacué les deux derniers blocages de la Confédération paysanne. « On est en train de se faire évacuer par les forces de l’ordre, qui sont venues avec de gros moyens. On se fait déloger alors qu’on était tout à fait pacifiques », a déploré Jean-François Guitton, secrétaire général de la Conf' de Loire-Atlantique, après le blocage de la centrale d’achats Leclerc à Saint-Étienne-de-Montluc.

Le site a été évacué « en raison des troubles à l’ordre public et des risques de pénuries et de pertes de produits frais », selon la préfecture de Loire-Atlantique. « Un individu s’est néanmoins rebellé et a été interpellé pour outrage et rébellion. » La Confédération paysanne s’est indignée dans un communiqué du « choix du gouvernement de traiter différemment les mobilisations et les organisations syndicales ». Le syndicat a poursuivi toute la semaine les actions contre les centrales d’achat, notamment dans le Grand Est.

La Conf' dénonce un traitement différencié