La fin toute proche des quotas laitiers, après trente ans de mise en œuvre, inquiète une partie du secteur. Mais pas vraiment la Commission européenne pour qui les outils nécessaires sont en place afin de permettre à ceux qui le veulent de produire plus pour répondre aux signaux du marché, tout en étant en mesure de réagir en situation de crise grave. Si certains États membres souhaitent introduire plus de régulation dans le dispositif européen – la France tente en vain depuis des mois de nouer des alliances, avec l'Allemagne en particulier –, ils ont peu de chances d'aboutir alors que le paquet lait et la réforme de la Pac viennent tout juste d'entrer en vigueur. Surtout dans un contexte de forte demande mondiale en produits laitiers, à peine affectée par l'embargo russe. Même situation au Parlement européen où le rapport en cours de discussion sur « les perspectives pour le secteur laitier de l'UE » ne devrait faire que quelques recommandations à la marge. La Commission estime que le marché montre des signes de reprise après la chute des cours des six derniers mois liée à la forte hausse de la production en 2014 et au blocage des exportations vers la Russie. En 2015, pour la première campagne sans quota, la collecte laitière ne devrait que modérément progresser : +1 %. Rien n'incite donc Bruxelles à bouger. D'autant que la Commission, lancée dans une vaste opération de simplification de la législation européenne, ne va pas se mettre à faire de nouvelles propositions.
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