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PÊCHE/APPROVISIONNEMENTS Findus face au défi des approvisionnements

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Findus espère faire passer des hausses de tarifs de l'ordre de 10 %. « J'en appelle à la responsabilité économique des distributeurs pour qu'ils distinguent les entreprises qui doivent vraiment faire face à une hausse de leurs coûts », lance Matthieu Lambeaux, président Europe du Sud de Findus. L'entreprise supporte, comme ses concurrents, des prix de matières premières très élevés. « Le prix du saumon sauvage a augmenté de 25 % depuis un an, celui du cabillaud atlantique de 35 % et celui du colin Alaska de 15 %, du fait de la baisse des quotas, de prises moins bonnes que l'an passé, de l'embargo russe et du renchérissement du dollar », affirme Matthieu Lambeaux. Pour garantir la durabilité de ses approvisionnements, le groupe a profité du rapprochement avec l'anglais Young's en 2006 et s'est inspiré des bonnes pratiques britanniques dans le domaine, en avance sur ce qui ce pratiquait en France. Matthieu Lambeaux estime à 15 à 20 % le surcoût des achats lié à ces pratiques. « C'est dans notre intérêt et dans celui de tous les acteurs de la filière », martèle-t-il.

Aujourd'hui, Findus souhaite ouvrir son référentiel « Respect des ressources marines» à d'autres marques, et a pour ce faire lancé un processus de validation par Bureau Veritas, qui devrait aboutir en 2015.

Plus de 80 % des achats de poisson de Findus sont réalisés auprès de pêcheries certifiées MSC, mais le groupe ne souhaitait pas se limiter à cette certification. « Nous travaillons avec de petites pêcheries dont les pratiques sont bonnes mais qui ne sont pas labellisées MSC, notamment pour des questions de coûts », explique Nicolas Fournier, chargé du respect des ressources marines chez Findus. En revanche, toutes respectent le cahier des charges de Findus et font l'objet d'audits réguliers.

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Reste à savoir si d'autres marques auront envie de s'engager dans une démarche portée par une entreprise, alors que plusieurs projets de référentiels globaux de pêche durable sont en cours.

FINDUS RETROUVE LA CROISSANCE EN 2013

Après une année 2013 marquée par l'affaire de la viande de cheval et son impact sur les ventes de surgelés, Findus, qui avait vu ses ventes se stabiliser à 211 millions d'euros en France, a retrouvé le chemin de la croissance. Les ventes ont en effet progressé de 6,7 % de janvier à septembre 2014 par rapport à la même période l'année passée. Les ventes valeur de la marque (ventes consommateur) progressent de 4,7 % sur la même période (source Iri via Findus), sur un marché stable (+ 0,6 %). A noter, la forte chute en valeur des produits à base de poisson (-4,8 %), qui affecte l'ensemble des acteurs du marché (Iglo et Marie : -6,2 % chacun, MDD : -7,6 %), à l'exception de Findus qui progresse de 2,3 %. Le marché des plats cuisinés est également en retrait (-2,3 %) et une partie de la progression de Findus (+ 8,8 %) est liée à un effet rattrapage suite à la crise de la viande de cheval. A ce sujet, « le marché n'a retrouvé qu'un tiers des volumes qu'il a perdus », souligne Matthieu Lambeaux.