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Matthieu Lambeaux, directeur général Findus Europe du Sud, a estimé, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue le 14 mai, s’être bien tiré du scandale de la viande de cheval. De fait, pour le mois d’avril au moins, la très forte progression des produits à base de poisson (+ 27 %), a plus que compensé le recul des produits à base de viande. « Sur l’ensemble du marché, les lasagnes reculent de moitié et les raviolis de 30 %, explique Matthieu Lambeaux. Pour Findus, l’impact est limité puisque les plats cuisinés ne pèsent que 10 % de nos ventes et les plats à base de viande moins de 5 %». Malgré tout, la croissance 2013, qui était évaluée à 10 %, ne devrait finalement pas dépasser 4 à 5 %, ce qui reste une belle performance compte tenu du contexte, comme le souligne Findus à juste titre. Et la marque Findus semble bel et bien épargnée, puisqu’elle reste quasiment stable en termes de part de marché.
Les plats cuisinés chez Celtigel
Pour rebondir après la crise, Findus communique plus que jamais sur le Made in France (cf article du 24 janvier 2013 sur les investissements réalisés sur le site de Boulogne sur Mer, 62) et sur les relations étroites entretenues avec les partenaires. Un co-investissement a ainsi été réalisé avec Gelagri à Loudéac (22) (3,5 M dont 2 M pour Findus) pour installer une nouvelle ligne dédiée aux épinards à la crème en barquettes. Ce produit phare du groupe sera désormais commercialisé dans des barquettes individuelles operculées, plus faciles d’usage, sans changement de recette. Chez Pizwich à Bulgnéville (88), Findus a investi 300 000 euros pour une ligne dédiée aux snacks.
Enfin, Findus a annoncé que la collaboration avec Comigel avait été interrompue à l’automne 2012 au profit de Celtigel, à Plélo (22) (groupe le Graët). Une information révélée après coup, pour ne pas se désolidariser de Comigel au cœur de la crise. Matthieu Lambeaux explique ce changement de fournisseur notamment par la volonté de relocaliser la production en France (l’usine de Comigel est au Luxembourg). Nouveauté suite à la crise de la viande de cheval, la mise en place d’une filière 100 % VBF issue de circuits courts, dont Findus chiffre le surcoût industriel à 20 centimes par produit.
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