La rencontre entre Bruno Le Maire et les producteurs a donné l’occasion à ces derniers de lui faire part de leurs propositions pour une fiscalité de la main d’œuvre plus adaptée à la concurrence internationale. Ils ont d’abord proposé, au nom de la FNSEA, la prise en charge de trois euros de l’heure par saisonnier, pour compenser le surcoût français. Mais le ministre semble ne pas retenir cette solution.
D’autres producteurs ont proposé une formule de récupération des charges patronales, comparable à celle de la récupération de la TVA. « Quand on achète une machine à vendanger, on récupère la TVA. Pourquoi ne pas récupérer les charges de nos salariés ? Cela permettrait de continuer à embaucher », a indiqué Gérard Roche, maraîcher dans le Vaucluse et secrétaire général adjoint de Producteurs de légumes de France.
Le montant récupéré aurait l’avantage d’être modulable selon l’importance de la récolte et de la pression concurrentielle extérieure, selon lui. Comment quantifier la pression concurrentielle extérieure ? « C’est très net. Quand les cours s’effondrent, c’est qu’on subit la concurrence étrangère », a précisé le secrétaire général adjoint de Producteurs de légumes de France.
Deux jours après la rencontre avec le ministre, la FNPF a demandé une année blanche « pour toutes les charges sociales, aussi bien salariales que patronales ». Les producteurs ont intercepté des camions de fruits espagnols le 30 juillet, pendant quelques heures, sans destruction de marchandise, dans les Pyrénées Orientales, dans le but de sensibiliser les pouvoirs publics « sur ce problème européen qu’est celui des distorsions de charges ».
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