La belle unanimité affichée par l’ensemble de la filière viande en a pris un sérieux coup au milieu de la semaine avec la divulgation d’une possible entourloupe à la viande de réforme vendue pour de la viande de plus haute qualité. La société mise en cause n’est pas anodine, car elle appartient au groupement de Michel Edouard Leclerc. Celui-ci a vivement réagi, tant sur son site internet qu’au micro des radios, réfutant ces accusations. Il a évidemment droit comme quiconque à la présomption d’innocence et il faut attendre les suites qui seront données par des autorités objectives à cette affaire. Il n’en demeure pas moins qu’en se défendant, l’épicier breton n’a pas hésité à accabler la firme Spanghero, rompant ainsi la trêve qui avait prévalu depuis le début de la crise entre toutes les parties prenantes de cette affaire. Ce nouveau rebondissement, s’il est réellement établi, tendrait également à montrer que des irrégularités ne touchent pas uniquement des circuits opaques établis dans des pays éloignés mais que sur le sol national, des dysfonctionnements peuvent aussi exister. Le fait désormais avéré, avec l’affaire Panzani, et confirmé par le ministre de la Consommation, que les circuits de fraude sont multiples ne peut plus être masqué. Le monde entier, et non plus seulement l’Europe, est aussi éclaboussé par cette affaire, ce qui fait dire à certains de nos confrères de la presse étrangère que celle-ci présente de nombreuses similitudes celle avec des subprimes ou du dopage dans le sport de haut niveau. Beaucoup de monde est au courant, mais l’omerta règne. Les appels unanimes lancés, lors du Salon de l’agriculture, à la restauration de la confiance vont avoir du mal à convaincre. La belle vitrine que le monde agroalimentaire voulait présenter s’est quelque peu fissurée.
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