L’été qui s’est installé sur l’Europe avec plusieurs semaines d’avance fait la joie des citadins qui profitent avant l’heure des terrasses ensoleillées des cafés. Leur belle insouciance pourrait pourtant être battue en brèche dans les semaines qui viennent. Pour l’heure, seuls les agriculteurs scrutent avec appréhension le ciel, tentant d’y voir enfin des nuages, annonciateurs de pluies pour arroser les champs et, à plus long terme, reconstituer les nappes souterraines en fort déficit. Il sera sans doute trop tard pour éviter une baisse d’un certain nombre de productions de base qui pèseront immanquablement sur les coûts. Il en va ainsi pour le lait ou la viande qui vont voir leurs producteurs confrontés à une sécheresse qui frappe les pâturages en pleine pousse de printemps. Les coûts de production, comme les rendements, en seront affectés. À ces conditions climatiques hors normes s’ajoutent pour certains secteurs les conséquences, si ce n’est inattendues du moins sous-évaluées, de nouvelles réglementations. Il en est ainsi de la mise en place de nouvelles normes européennes d’élevage des poules pondeuses qui menacent d’engendrer un déficit de 20% de la production d’œufs, d’ici au mois de juin. Plus qu’un des aliments de base et des moins chers des ménages français, c’est toute une filière industrielle qui est touchée : pâtisserie, biscuiterie, industrie des pâtes, autant de secteurs fragilisés et menacés dans leur survie. Mais, là encore, des hausses de prix inévitables pour le consommateur. Sécheresse ou pénurie d’œufs, il ne pourra pas échapper à une flambée des prix, dans les semaines à venir.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.