En position d’outsider sur le marché dynamique du plat cuisiné frais, l’entreprise tarnaise Flavourin va investir 750 000 euros dans son outil de production en 2004. De quoi accompagner un développement soutenu, sur un rythme de 18 à 20 % par an.
Se donner les moyens de poursuivre son développement « très sereinement » : tel est l’objectif de l’investissement budgeté par la société Flavourin en 2004. Cette PME, spécialiste de la fabrication de plats cuisinés frais (21 à 30 jours de DLC), installée à Albi dans le Tarn, s’apprête à investir 750 000 euros dans une extension de son site de production de 600 mètres carrés. Celui-ci occupe aujourd’hui 2 300 mètres carrés sur un terrain de 1,8 hectare.
Depuis sa création en 1988, puis son installation sur le site flambant neuf d’Albi en 1996, Flavourin a enregistré une progression moyenne annuelle de 18 à 20 % de son chiffre d’affaires. Avec parfois des pics plus importants, comme en 2002 où il a augmenté de 25 % pour atteindre 10 millions d’euros. L’agrandissement de son usine va lui permettre de doubler sa surface de fabrication en cuisine chaude (fabrication de sauces, gratins, précuisson) et d’étendre sa surface de stockage de produits finis. Globalement, la capacité de production de l’outil de 10 tonnes par jour actuellement, devrait croître de 20 à 30 %.
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Maîtrise des coûts et agressivité tarifaire
Sur le marché très concurrentiel des plats cuisinés, Flavourin se positionne en PME réactive et souple, à laquelle un outil moderne permet une « bonne maîtrise de ses coûts » voire une « agressivité tarifaire ». Présente surtout sur le segment des produits pour rayon coupe, elle défend une très large gamme, composée tant des références phares du marché (brandade, chou farci, couscous, paëlla) que de produits plus spécifiques adaptés à la saison ou à la période festive : plats cuisinés à base de fruits de mer à Noël, gibier au moment de la chasse, ou encore produits allégés pour l’été. Flavourin propose même des recettes très spécifiques destinées à des animations, comme le ragoût irlandais à l’occasion de la St Patrick. « Ce n’est pas un hasard si notre responsable recherche et développement est un cuisinier ! », insiste Jean-Luc Austruy, l’un des deux actionnaires majoritaires de l’entreprise. Outre sa variété de recettes, l’entreprise tarnaise mise aussi sur une large gamme de conditionnements : du pack 3 kg à la mono-portion de 300 g, en passant par les barquettes de 700 et 1,750 kg.
Flavourin travaille pour 45 % de son activité avec la grande distribution, avec notamment des référencements nationaux chez Leclerc et Casino, mais également avec le circuit des bouchers-charcutiers-traiteurs via des grossistes. Afin de diversifier encore sa clientèle, la société s’intéresse en outre à d’autres circuits de distribution, tels que le maxidiscompte et la distribution automatique.