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Prix agricoles Fléchissement en février du fait des légumes

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Les prix des produits agricoles à la production ont fléchi en février de 0,9% par rapport à janvier, sous l'effet essentiellement d'un recul du prix des légumes, a annoncé l'Insee le 31 mars.

Les prix des légumes se sont fortement repliés (-17,9% d’un mois sur l’autre, et -37% sur un an), «sous l'effet d'une forte présence espagnole et marocaine».

Ceux des céréales ont régressé (-3,6%) mais demeurent largement au dessus de ceux de la dernière campagne (+41,4%). Les prix du porc se sont redressés (+11% par rapport à janvier en données corrigées des variations saisonnières). Quant à ceux du lait, ils ont sensiblement reculé par rapport à la dernière campagne (-5% en glissement annuel) en raison de «l'abondance de la collecte en Europe du nord et de la contraction relative des fabrications de produits laitiers», relève l'Insee. Les prix des volailles ont augmenté de 17,3% en février par rapport à la même période de 2003. Par ailleurs, les prix d'achat des moyens de production agricoles ont augmenté de 0,2% en février. La hausse des prix des aliments pour animaux s'est accentuée en février (+0,7% sur un mois) ainsi que celle des engrais et amendements (+0,5%), en particulier les engrais azotés (+0,7%).

«Le marché de la salade vit au ralenti»

«Depuis le début de l’année le marché de la salade vit au ralenti», indique la section nationale «salade». Le décrochage des prix est intervenu dès la seconde semaine de janvier. De la mi-janvier à fin février, la décote moyenne est de 0,25 € /pied, comparé au prix moyen des trois dernières années au stade expédition. Cette situation « s’est aggravée les dernières semaines, avec la poursuite de la baisse des prix. Les destructions au champs ont débuté», selon Bernadette Surroca, animatrice de la section. « C’est d’autant plus dommageable que la salade est le premier légume à l’exportation».

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La filière fait état de difficultés à accéder à l’export du fait de la vive concurrence italienne et belge (en laitue notamment) et espagnole en Iceberg et salades rouges. Le différentiel des coûts de production (main d’œuvre en particulier) pénalise les exportateurs et les producteurs français, et « ne nous permet pas de rivaliser à ce niveau de concurrence». La filière sollicite une entrevue avec le ministère de l’Agriculture. « Nous attendons confirmation de la date du rendez vous», précise Bernadette Surroca.

La section fait état d’une demande bridée par des prix au détail maintenus hauts et d’absence de mises en avant promotionnelles en GMS. Elle mentionne une baisse récurrente de la consommation de la salade en frais.