Le stade de gros horticole connaît un important mouvement de concentration depuis 2019, selon une étude de l’interprofession Valhor et FranceAgriMer, menée par la société AIR Coop. Près d’un quart des entreprises (67) ont disparu entre 2019 et 2024. Cependant, parallèlement, le chiffre d’affaires global a progressé de 78 millions d’euros (+ 10 %) et celui des sociétés de 44 %. « On a enregistré, par ailleurs, peu de création depuis 2010. Près de la moitié des entreprises en activité en 2024 ont été fondées entre 1990 et 2010. L’activité du secteur est aujourd’hui portée par 40 entreprises », souligne Jimmy Balouzat, consultant « transition agricole et alimentaire » chez AIR Coop. Les grossistes de plus de 6 M€ (19 %) représentent aujourd’hui 64 % du chiffre d’affaires de la branche. À l’inverse, les nouvelles entreprises, créées depuis 2020, demeurent de petite taille avec un chiffre d’affaires annuel inférieur à 1,5 M€ : « Cela traduit des capacités de développement encore limitées par rapport aux acteurs dominants. »
Les deux régions les plus denses en grossistes sont l’Île-de-France et Paca, où le marché de Rungis et le marché aux fleurs d’Hyères concentrent le plus de sociétés. Pour AIR Coop, la dynamique observée, si elle se poursuit, pourrait mener à un secteur comptant 160 entreprises ayant un chiffre d’affaires moyen de 6 M€ en 2030 : « Les tendances laissent croire que le secteur pourrait dépasser le milliard d’euros avant 2035 », analyse Jimmy Balouzat. Au total, l'étude recense 218 entreprises de gros, qui réalisent un chiffre d’affaires cumulé de 855 M€, assuré à 93 % par la vente de produits végétaux.
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PG