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Fleurs : la Bretagne, berceau de la relance de la culture du narcisse ?

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La société angevine Ernest Turc, premier producteur de bulbes à fleurs en France (18 millions d’unités, 10 M€ de chiffre d’affaires) investit dans la relance du narcisse, fleur emblématique du printemps, sur son site de Plomeur (Finistère). Depuis une quinzaine d’années, la production de bulbes de narcisses a pratiquement disparu en France. La place a été prise par l’origine anglaise : l’Angleterre représente aujourd’hui 85 % du marché mondial. « Aujourd’hui, plusieurs centaines de tonnes de bulbes de narcisses sont vendues en France, mais rien n’est produit localement. En relocalisant la production, notre objectif est de faire vivre un patrimoine végétal et une horticulture locale et de saison », explique Matthieu Velé, à la tête de l’entreprise. Les terres sablonneuses et le climat doux de la Bretagne sont propices à ce genre de culture, pour lequel Ernest Turc dispose d’un savoir-faire (l’entreprise en a produit jusqu’en 2006).

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Les premiers bulbes « made in France » ont commencé à fleurir en mars, aux côtés des jacinthes, iris et muscaris, sur près de 200 ha consacrés aux bulbes à floraison printanière. L’entreprise s’est donné un objectif d’un million de bulbes de narcisses d’ici à trois ans, et de quatre millions dans les années suivantes. « Relocaliser la production de bulbes en France – narcisses, mais également dahlias, cannas, alstrœmères, iris… – permet aussi de répondre aux attentes grandissantes des clients particuliers et professionnels de l’entreprise, de plus en plus sensibles à l’impact social et environnemental de la production horticole », analyse Matthieu Velé. En 2022, la France a importé 300 M€ de fleurs coupées et un peu plus de 100 M€ de bulbes.

Objectif : un million de bulbes dans trois ans